Reddition des Mobondo : Jacquemain Shabani annonce une évaluation des responsabilités au cas par cas

Foto
Le VPM de l'intérieur Jacquemain Shabani

La reddition des miliciens Mobondo, dans le cadre du processus de désarmement, démobilisation et réinsertion, n'exclut pas les poursuites judiciaires. La responsabilité des miliciens sera appréciée au cas par cas, selon les actes commis par chacun des acteurs. C'est le Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur et Sécurité, Jacquemain Shabani, qui l'a déclaré mardi lors d'un briefing presse dans la ville de Bandundu. À une question lui posée sur la place de la justice dans le processus de pacification des régions en proie à l'activisme de la milice Mobondo, le ministre a réaffirmé l'indépendance du pouvoir judiciaire.

Il a toutefois précisé que la pacification enclenchée consiste au désarmement, à la démobilisation et à la réinsertion, ainsi qu’à la requalification. Jacquemain Shabani a évalué avec succès le processus de pacification en cours dans toutes les régions affectées par cette crise.

"C'est un dossier qui évolue positivement. Le ministre délégué aux Anciens combattants, qui en a la charge au quotidien, rapporte au gouvernement une évolution très positive. Il n’a été, en aucun moment, question de s’asseoir sur la justice. Mais le processus de pacification passe aussi par une procédure de désarmement, de réinsertion et une certaine requalification. Et après, au cas par cas, selon le statut, le passé ou les actes commis par les uns et les autres, la justice, si elle est saisie ou s'il y a nécessité d'une décision de justice, reste la justice, un pouvoir indépendant", a déclaré Jacquemain Shabani, Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur.

Selon le rapport de l’armée présenté au VPM de la Défense dans la onzième région militaire, au moins 692 combattants Mobondo se sont rendus aux FARDC. Au total, 92 armes calibre 12, 75 fusils de type AK-47, 3 armes PKM, 3 mortiers de 60 mm ainsi que plusieurs munitions de guerre ont été remis, explique le porte-parole de la onzième région militaire, le capitaine Antony Mualushayi.

Jonathan Mesa