La pétition qui vise à faire partir du bureau de la chambre haute du parlement, Bahati Lukwebo, deuxième vice-président du Sénat, a récolté déjà plus de 37 signatures. M. Lukwebo est reproché d’avoir tenu des propos jugés «incorrects» et «d'un manque de respect» au président Tshisekedi lorsqu'il a affiché son opposition au changement/ révision de la Constitution. Ce lundi, l’initiateur de ladite pétition, le sénateur Dany Kabongo explique à ACTUALITE.CD que la démarche évolue normalement.
« Les choses sont en train d'évoluer, je pense qu'on va tenir un point de presse pour vous informer là-dessus. Mais nous sommes déjà au-delà de trente-sept signatures », a-t-il dit.
Cet élu de Lubumbashi avait fustigé la position affichée par le chef du regroupement politique AFDC-A, estimant qu'en sa qualité de membre du Bureau du Sénat et du présidium de l'Union sacrée M. Lukwebo devrait se référer « à l'autorité de référence » [président de la République] avant toute prise de parole en public.
« Lui comme l’un des membres du présidium de l’union sacrée, il occupe aussi un poste important au niveau du Sénat qui est la troisième institution de la République, nous avons trouvé ses propos pas du tout corrects, c’est un manque du respect envers l’autorité morale, qui est lui-même l’initiateur de l’union sacrée. Parce qu’il dit que c’est un problème d’homme, lui comme dirigeant, il a fallu qu’il puisse se référer à l’autorité morale qui est président de la République avant de faire cette déclaration », a expliqué le sénateur Dany Kabongo.
Au cours d’une conférence de presse, mercredi dernier, Bahati Lukwebo avait affiché clairement son opposition à l’ambition du pouvoir de changer ou de modifier la Constitution. D’après ses mots, cette loi n’est pas en soi un problème pour le développement, mais ce sont des hommes qui ne la mettent pas en pratique. Il a qualifié cette préoccupation de faux débat, appelant ceux qui soutiennent ce projet de travailler plutôt pour la satisfaction de la population congolaise.
M Lukwebo s’est aussitôt vu opposé par plusieurs caciques du régime de Kinshasa, dont Augustin Kabuya, Didier Budimbu, Christophe Mboso,… qui ont affirmé que la Constitution sera changée.
Samyr LUKOMBO