Répression du sit-in de l’opposition : l’UE soutient la poursuite des auteurs des troubles

Manifestation de l'opposition le 12 juin 2026 à Kinshasa
Manifestation de l'opposition le 12 juin 2026 à Kinshasa

Après le sit-in de C64 de l’opposition, réprimé par la police vendredi 12 juin dernier aux abords du palais du peuple, à Kinshasa, l’Union Européenne a levé la voix pour déplorer «des événements violents», soldés par «des morts et des. blessés graves».

Dans un message partagé sur son compte X (Twitter) ce dimanche 14 juin, Anouar El Anouni, porte-parole de l'UE, a rappelé l’un des principes cruciaux qui sous-tendent l’espace démocratique,  qu’est «la liberté de manifester pacifiquement dans le cadre de la loi». 

Il soutient les enquêtes annoncées par Kinshasa en vue de poursuivre les auteurs des troubles,  tout en exhortant «les autorités congolaises à faire toute la lumière pour parvenir à un apaisement de la situation».

Bien avant, la Belgique rappelait l’importance du respect des libertés fondamentales, tout en insistant sur le cadre légal qui doit encadrer les manifestations publiques.

« Les troubles d’hier à Kinshasa sont interpellant. Les débordements violents, l’usage excessif de la violence qui aurait entraîné jusqu’à la perte de vies humaines et le saccage de sièges de parti n’ont pas leur place en démocratie. La liberté de manifester pacifiquement son opposition est un principe essentiel, dans le respect des lois de la République », a-t-il souligné dans sa réaction.

Lors de la manifestation, dont la tenue était interdite devant le palais du peuple par l’hôtel de ville de Kinshasa, qui avait proposé, à la place, le terrain Asosa, des leaders de l’opposition : Martin Fayulu, Delly Sesanga, Jean-Marc Kabund et autres figures, en étaient sortis blessés. Le Président de l'Ecide avait dressé à ACTUALITÉ.CD à un bilan de 2 morts et de plusieurs blessés. Mais depuis les heurts de vendredi dernier, la coalition C64 n’a pas encore communiqué un bilan global de la répression de sa deuxième action après la journée ville morte du 3 juin. 

Samyr LUKOMBO