Deux jours après le sit-in empêché de la coalition C64 de l’opposition, pour contester la proposition de loi référendaire validée par l’Assemblée nationale, le Secrétaire général de l'Union pour la démocratie et le progrès Social (UDPS), Augustin Kabuya, a accusé les opposants d’avoir recruté des miliciens Mobondo auxquels ils auraient remis des armes blanches pour mener des dégâts.
Lors d’un meeting politique qu’il a animé ce soir au quartier général du parti au pouvoir, situé dans la commune de Limete, à Kinshasa, le président intérimaire de l'UDPS a insinué que l’objectif du sit-in était plutôt d’incendier le palais du peuple afin de semer des troubles au pays.
«Leur objectif était d’incendier le palais du peuple et de créer des troubles dans le pays. Ils comptaient beaucoup plus sur les Mobondo [ une milice qui opère dans le Grand Bandundu]. D’après nos sources, lorsqu’ils sortaient des machettes , certains n’étaient pas d’accord, et étaient qualifiés de traîtres», a-t-il déclaré.
Kabuya a par ailleurs remis en cause la sincérité des leaders de la coalition C64 «pour avoir recruté les Mobondo et les bandits». Il a énergétiquement rejeté les accusations des opposants contre la Force du progrès dans l’agression des manifestants.
«Ils disent que c’était la force du progrès. Moi j’avais attendu qu’on nous dise de quel élément de la force du progrès s’agissait-il. Ils ont eux-mêmes créé leur force du progrès», a-t-il répliqué.
Dans son réquisitoire devant ses militants, Kabuya a affirmé que les opposants Fayulu, Sesanga, Kabund auraient perçu des fonds émanant de Joseph Kabila et de Moïse Katumbi pour tenir le sit-in du vendredi dernier. Il a ensuite qualifié de mise en scène la blessure de ces derniers, déclarant qu’ils auraient fait usage de la tomate sur des chemises blanches pour simuler la blessure.
Samyr LUKOMBO