Pollution de l’entreprise CDM à Lubumbashi : le processus d’indemnisation engagé et les opérations de dépollution en cours, selon la Commission

Illustration. Rivière Tshikapa polluée
Illustration. Rivière Tshikapa polluée

Trois mois après l’incident de pollution provoqué par le déversement d’eaux usées toxiques de l’entreprise minière Congo DongFang International Mining (CDM), survenu le 4 novembre 2025 à Lubumbashi, la commission interministérielle a rendu public son rapport. Ce document fait état de plusieurs actions menées, notamment la prise en charge de plus de 600 victimes directes de cette pollution.

« Il ressort de ces travaux que des actions concrètes, mesurables et vérifiables ont été engagées. Sur le plan sanitaire, 670 personnes ont été prises en charge médicalement à l’hôpital général de référence Jason Sendwe General Hospital. Sur le plan humanitaire, 350 ménages affectés ont bénéficié d’une assistance directe, tandis que 30 000 litres d’eau potable sont distribués quotidiennement. Afin de garantir un accès durable à l’eau, 15 forages ont été programmés, dont 7 déjà réalisés à la fin du mois de décembre 2025 », précise la mise au point rendue publique vendredi par le Ministère des Mines.

Le rapport souligne également que, parallèlement à la prise en charge des victimes, des mesures environnementales ont été engagées.

« Sur le plan environnemental, des opérations de dépollution, de pompage et de neutralisation des effluents ont été menées, en parallèle avec la construction d’un bassin de rétention de secours. En outre, le processus d’indemnisation des victimes a été formellement engagé, conformément aux procédures légales et réglementaires en vigueur », indique le ministère.

Selon les autorités, ces interventions traduisent la volonté de l’État de rétablir progressivement, mais durablement, les droits des communautés affectées, leur sécurité sanitaire ainsi que des conditions de vie conformes aux standards légaux.

                      Contexte

Pour rappel, le 4 novembre 2025, un incident environnemental s’était produit sur le site industriel de la société CDM à Lubumbashi, à la suite d’un déversement d’eaux usées toxiques ayant affecté des quartiers environnants et des sources d’eau utilisées par les populations riveraines. Face à la gravité de la situation, le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, avait ordonné la suspension des activités de l’entreprise pour une durée de trois mois, tout en instruisant la mise en place d’une commission interministérielle chargée d’évaluer les dégâts, de coordonner la prise en charge des victimes et de proposer des mesures correctives. Les quartiers Kasapa, Kamatete et Kamisepe sont les principales entités touchées par ces eaux usées de CDM.

José Mukendi