Ituri :  Près de 100 000 personnes nouvellement déplacées dans le territoire de Djugu à la suite d’affrontements armés (OCHA)

Les habitants de Sake fuyant vers Goma (Illustration)
Les habitants de Sake fuyant vers Goma (Illustration)

S’étendant au centre-est de la province de l’Ituri, sur la rive occidentale du Lac Albert, le territoire de Djugu, souvent secoué par des combats entres des milices Lendu, dont la CODECO et la FRPI, a de nouveau enregistré des mouvements massifs de déplacés à la suite d’affrontements armés.

D’après le Bureau de Coordination des affaires humanitaires de l’ONU, l’escalade de violences, marquée par des affrontements continus dans les zones de santé (ZS) de Fataki, Damas, Mangala, Bambu et Kilo, début décembre dernier, a occasionné le déplacement de près de 100 000 personnes  dans le territoire de Djugu.

Dans son nouveau rapport, publié le 16 janvier 2026, OCHA, qui s’est sourcé auprès des autorités locales, affirme ces violences armées ont fortement affecté les civils, y compris les personnes déplacées, faisant plus de 39 civils tués depuis le début du mois, dont au moins 15 dans les aires de santé de Bule et Salama, situées dans la zone de santé (ZS) de Fataki. 

« On y dénombre également une quarantaine de blessés. De nombreuses victimes peinent à accéder à des soins appropriés en raison des capacités très limitées des structures sanitaires locales, actuellement débordées. Dans l’aire de santé de Salama, la structure locale reçoit jusqu’à 100 patients par jour », a-t-il ajouté.

En août dernier, une attaque des miliciens CODECO dans la localité de Djaimbo, territoire de Djugu (Ituri), avait coûté la vie à une dizaines de civiles, d’après la société civile locale. Cette dernière avait également tiré la sonnette d’alarme sur les déplacements des habitants, qui avaient déserté les villages.

Le territoire de Djugu est par ailleurs confronté par d’intenses affrontements qui opposent l’armée congolaise à la milice CRP de Thomas Lubanga.

Samyr LUKOMBO