Affaire Malanga : « Le président Tshisekedi a personnellement supervisé mon exfiltration de la geôle militaire de Ndolo », révèle Jean-Jacques Wondo

Jean-Jacques Wondo
Jean-Jacques Wondo

L’expert belgo-congolais en questions sécuritaires Jean-Jacques Wondo, condamné à mort en septembre 2024 pour sa prétendue implication dans la tentative de coup d’État du 19 mai 2024 et libéré le 4 février 2025 après huit mois et demi de détention, a accusé dimanche plusieurs hauts gradés congolais d’avoir « monté » le dossier à l’origine de son arrestation.

Dans un message publié sur X (ex-Twitter) le 30 novembre, l’ancien agent pénitentiaire devenu cadre à l’Administration générale des maisons de justice en Belgique dénonce « des généraux crapuleux, responsables de l’aventurisme militaire stupide de Christian Malanga », affirmant qu’ils « ont tenté de faire porter la responsabilité de leur traîtrise à des innocents afin de masquer leur forfaiture maladroitement montée ». Il annonce qu’il reviendra « dans un article détaillé et documenté » sur ses conclusions.

Selon lui, « les mêmes généraux d’opérette, en collusion avec d’autres proches collaborateurs “apprentis sécurocrates” du chef de l’État », seraient également « à l’origine de plusieurs arrestations fantaisistes visant des officiers supérieurs et des généraux injustement maintenus dans les prisons-mouroirs de la RDC ».

Jean-Jacques Wondo affirme par ailleurs avoir été libéré et « exfiltré » du Congo sur décision personnelle du président Félix Tshisekedi, après que ce dernier eut « constaté que la justice avait été manipulée ». Il évoque une enquête interne du Conseil national de sécurité (CNS) qui aurait conclu à « [sa] non-implication, directe ou indirecte, dans les actes odieux de Malanga ».

« Furieux de cette justice malade, le président Tshisekedi a supervisé personnellement militairement mon exfiltration de la geôle militaire de Ndolo ainsi que mon retour en Belgique, sans se référer à ses collaborateurs manipulateurs », écrit-il encore.

L’expert réfute enfin toute mesure officielle de clémence : « Je ne suis ni bénéficiaire d’une grâce présidentielle (…) ni d’une libération conditionnelle pour raisons sanitaires ou humanitaires, puisqu’aucun acte judiciaire légal n’a jamais été pris à cet effet. » Il affirme poursuivre « le combat judiciaire » pour sa « réhabilitation intégrale ».