L'Institut national de Santé publique (INSP) et la firme Roche se sont engagés à collaborer ensemble pour améliorer le paysage sanitaire en République démocratique du Congo en répondant aux aspects critiques de la santé publique. Cette collaboration s'inscrit dans le cadre d'un partenariat stratégique public-privé. La cérémonie officielle de la signature de l'accord a eu lieu ce jeudi 27 février 2025 au siège de l'INSP, à Kinshasa.
Tout en mettant le patient au centre de tout, la collaboration entre les deux entités s'articule autour de quatre grands axes.Roche et l'INSP visent à co-créer le parcours du patient, en mettant à profit la participation active des communautés et toutes les parties prenantes.
Le premier est celui de la lutte contre le cancer du col de l'utérus. Cela passe par le dépistage précoce.
“Un des projets phares inclut le dépistage de 1 million de femmes pour le HPV sur une période de cinq ans, permettant ainsi une intervention rapide et efficace”, ont renseigné les deux structures.
Si le premier axe vise la lutte contre le cancer du col de l'utérus, le deuxième s'attelle à la réponse aux maladies infectieuses d'origine virale comme le Mpox, l'Ebola ou encore le VIH/SIDA.
Plus de 200 professionnels de santé seront formés également sur les technologies Roche d'ici la fin de l'année 2025, garantissant ainsi une riposte rapide et une gestion efficace des épidémies.
Le troisième axe, quant à lui, sera dirigé vers la sécurité transfusionnelle et maternité. La firme Roche prévoit le test de 750 000 poches de sang entre 2025 et 2030 pour assurer la sécurité transfusionnelle.
En appui au « Programme de la gratuité de la maternité », un objectif ambitieux de tests TORCH sera mis en œuvre, visant environ 600 000 femmes à Kinshasa et 4 millions à travers le pays chaque année, augmentant ainsi la sécurité et la santé des mères et des nouveau-nés.
Enfin, le dernier axe est consacrée à la digitalisation des données de santé afin de transformer le système sanitaire en créant un registre du cancer et au réseautage des laboratoires de l’INSP avec une connexion aux systèmes d'information de laboratoires (SIL), posant ainsi les fondations pour une gestion des données de santé plus efficace et plus intégrée avec l'appui de Roche.