Devant un public à Goma (Nord-Kivu) dimanche 10 décembre au terrain Afya, Félix Tshisekedi candidat à sa propre succession à la Présidence a présenté les différentes réalisations de son premier quinquennat, notamment la gratuité de l’enseignement primaire avec comme promesse de l’étendre jusqu’au secondaire. Il a également mis en avant le programme de couverture santé universelle (CSU) à travers la gratuité de la maternité et soins du nouveau-né et le programme de développement des 145 territoires dont la province du Nord-Kivu est bénéficiaire. Mais au Nord-Kivu comme dans d’autres provinces de l’Est du pays, la priorité des priorités demeure la sécurité. Il a promis, s’il est réélu, de continuer le “combat de libération” du pays, face notamment à l’agression rwandaise via le M23.
"J'ai besoin de vos voix pour qu'on continue le combat de libération de notre pays, je vous promets que ce combat va continuer et nous allons débarrasser notre pays des terroristes du M23 qui sont amenés par leur leader Paul Kagame. Nous allons mettre fin à leur règne barbare, au terrorisme qui a endeuillé le peuple congolais pendant des dizaines d'années. Je compte sur votre soutien pour que le combat continue”, a-t-il plaidé.
L’armée a été capacitée et équipée pour sa montée en puissance, a-t-il affirmé.
"Aujourd'hui, nous avons une armée capable de défendre la République et nous avons créé la réserve de la défense de notre armée dans laquelle nous allons engager tous les Wazalendo. Tout ceci pour vous dire que nous avons encore beaucoup de travail et pour continuer ce travail nous avons besoin de votre confiance et de votre soutien le 20 décembre".
L’Est de la RDC compte plus de 200 groupes armés. Ces forces négatives se sont multipliées ces dernières années et se battent pour des raisons inavouées. Depuis plus d’une année, la rébellion du M23 a resurgi et mené une offensive contre l’armée jusqu’à conquérir de vastes zones dans les territoires de Rutshuru, Nyiragongo et Masisi. Dans les milieux conquis, le M23 a installé son administration et menace même de décréter un référendum d’autodétermination si ses revendications ne trouvent pas d'échos favorables. La rébellion continue d’exiger un dialogue direct avec Kinshasa. Les autorités congolaises pour leur part, refusent tout dialogue avec une force “terroriste” et l’invitent à s’inscrire dans les schémas de paix pilotés par Nairobi et Luanda.
Clément MUAMBA