Les territoires de Masisi et Rutshuru au Nord-Kivu ainsi que celui de Kwamouth dans le Mai-Ndombe, dans une situation sécuritaire délicate, sont en passe de ne pas participer aux élections du 20 décembre prochain. Lors du cadre de concertation entre la CENI et les candidats présidents de la République ce lundi 13 novembre, le président de la centrale électorale n’a pas rassuré sur un changement de situation.
Denis Kadima dit par ailleurs que la CENI est prête à procéder à l’opération d'enrôlement en 10 jours si la situation s’améliore, soulignant toute la considération que la centrale électorale porte sur la question. Ce qui s’est notamment matérialisé par le fait que des sièges leur soient réservés dans la loi sur la répartition des sièges votée à l’Assemblée nationale, en espérant un changement dans un délai raisonnable.
“ La CENI est prête si jamais, l’agression dont le pays est victime, pouvait se calmer, nous serions en peu de temps présents partout et pourrions enrôler les gens en 10 jours et atteindre tout le monde avec une équipe bien fournie. Malheureusement, il se pose un problème d’insécurité, ce qui rend de plus en plus la tenue de ces élections dans ces entités là douteuse ”, a indiqué Denis Kadima.
Pour sa part, le gouvernement a toujours montré son optimisme face à la situation et la participation des Congolais résidant dans les territoires sous contrôle des rebelles du M23 (Masisi et Rutshuru) ainsi que l'activisme de la milice Mobondo à Kwamouth (Mai Ndombe). Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement, a affirmé lors d'un briefing, que tous les efforts sont déployés pour garantir leur participation au quatrième cycle électoral.
Lors d'une réunion du conseil des ministres le vendredi 20 octobre dernier, le Président Félix Tshisekedi avait donné des instructions au gouvernement, notamment au Premier ministre et aux ministres de l'intérieur et de la défense, pour veiller à la sécurisation des opérations électorales dans les territoires de Kwamouth, Masisi et Rutshuru. En tant que garant de la nation et du bon fonctionnement des institutions, Félix Tshisekedi avait souligné la nécessité de permettre à tous les Congolais, en particulier ceux vivant dans des zones en insécurité, de participer aux élections de décembre 2023.
Pour ce qui est du processus électoral, la campagne électorale sera lancée le 19 novembre et ira jusqu’au 18 décembre. Les élections présidentielles, législatives et provinciales, et communales sont prévues le 20 décembre.
Emmanuel Kuzamba