L'Agence de prévention et de lutte contre la corruption (APLC) annonce avoir enquêté, ces derniers mois, sur environ "8000 unités de biens meubles et immeubles appartenant à l'État" congolais, dont une centaine ont été spoliés par les particuliers.
Devant la presse ce jeudi 7 juillet à Kinshasa, Francis Lusakueno, coordonnateur adjoint en charge des poursuites et du suivi des affaires fixées devant la justice, a annoncé, avec ses équipes, avoir eu accès à plusieurs documents anciens et nouveaux sur les biens de l'État.
" Sous la supervision de notre coordonnateur Thierry Mbulamoko, nous avons travaillé en se basant sur plusieurs rapports, partant de ceux datant de 1970 jusqu'à ce jour notamment les rapports d'audit, les arrêtés ministériels que nous avons observés et scrutés ", a-t-il révélé.
Les résultats de ces enquêtes n'ont pas été satisfaisants pour tout le pays, en commençant par Kinshasa, déplore Francis Lusakueno.
" À titre d'échantillon, nous commençons par la ville de Kinshasa. Sur une centaine de maisons, nous nous sommes rendus compte que les soi-disant propriétaires n'ont pas respecté le processus d'acquisition ", a-t-il renseigné, tout en indiquant que les enquêtes se poursuivent et que les auteurs de ces actes "seront réprimés selon les textes et les lois en vigueur en RDC".
Thierry Mbulamoko, coordonnateur de l'APLC, a indiqué, pour sa part, que des missions d'enquêtes similaires sont en cours dans plusieurs autres provinces du pays, entre autres le Kongo-Central et le Nord-Kivu.
Dans le Lualaba par exemple, l'APLC a annoncé avoir saisi 33 camions de minerais. Cette structure annonce également avoir permis au trésor public d'engranger environ 300 millions de dollars au premier semestre de 2022.
Bruno NSAKA