RDC: la FIB au coeur du sommet de la troïka de la SADC
Photo ACTUALITE.CD

Aimé Ngoy Mukena, Ministre congolais de la Défense nationale et des Anciens combattants, a donné des explications sur la participation congolaise ce vendredi à Gaborone à la réunion extraordinaire du Sommet de la Troïka de l'Organe plus les pays contributeurs de troupes de la Brigade d'intervention de la force (FIB) de la MONUSCO, la RDC et la République du Mozambique.

« Le sommet dans son ensemble est presque axé sur la RDC. La question du terrorisme qui frappe aujourd’hui la région de la SADC touche assez gravement deux pays: RDC et Mozambique. Voilà l’intérêt qui noue emmène ic »i.

Et d’ajouter:

« Nous attendons l’appui de la région. La SADC nous appuie depuis longtemps. En même temps nous devons donner aussi notre contribution à la SADC ».

Avec ses 3 000 casques bleus, la FIB a un un mandat offensif. Elle a été créée en 2013 par la résolution 2098 du Conseil de sécurité de l’ONU. Plusieurs pays de la SADC contribue avec des troupes. La Tanzanie par exemple a mis à la disposition de la FIB 1 300 hommes, aux côtés du Malawi et de l’Afrique du Sud. La FIB est particulièrement connue pour sa participation active dans la défaite du M23 en 2013.

Actuellement, des discussions sont en cours pour revoir la configuration de la FIB. Les États-Unis, par exemple, soutiennent les efforts de l’ONU pour ajouter trois nouvelles unités de la FIB. 

« Ces nouvelles unités, associées à l'augmentation du nombre d'officiers d'état-major et de nouvelles capacités de renseignement, permettront à la mission de contrer plus efficacement les menaces qui ont augmenté le nombre de morts dévastateurs en RDC cette année », avait dit en octobre Kelly Craft, ambassadeur et représentant permanent des USA à l’ONU.

Le Chef de l’Etat congolais s’était récemment exprimé sur la question.

« La Brigade d’intervention est en République démocratique du Congo mais je ne vous cache pas, elle fait l’objet de beaucoup de débats. Les uns pensent qu’elle n’est pas suffisamment efficace, les autres, surtout ceux de la SADC pensent qu’il faut la renforcer que par des Etats SADC. Donc en ce moment il y a un débat assez houleux. Les pays SADC ne veulent pas qu’on l’ouvre à d’autres pays, tandis que d’autres pays disent qu’elle n’est pas assez efficace il faut qu’on la renforce avec les militaires d’autres pays », avait déclaré Félix Tshisekedi au cours d’une conférence de presse à Goma (Nord-Kivu).

En septembre 2019, l’Armée congolaise s’était également interrogée sur l’implication de la FIB dans la lutte contre les forces négatives dans la région de Beni.

« Ce que nous voulons est que la Monusco puisse pleinement jouer son rôle, le reste ce sont des arrangements purement politiques qui ne nous concernent pas. Eux-mêmes savent que la Monusco ne joue pas le rôle attendu d’elle surtout la FIB qui depuis un certain temps s’est repliée sur quelle base on ne sait pas. Mais ce qui est vrai nous attendons la collaboration mais cela ne peut pas empêcher que les forces armées de la République démocratique du Congo ne puissent pas jouer leur rôle de protéger la population et de défendre l’intégrité du territoire national », avait déclaré le général Sylvain Ekenge, porte-parole adjoint des FARDC, à l’occasion de la visite dans la région du secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres. 

 

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