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RDC/Passeport : le “Congo n’est pas à vendre” soupçonne la finalisation d'un nouveau contrat “opaque” entre le gouvernement et la société LOCOSEM, une filiale de SEMLEX 
Vendredi 30 octobre 2020 - 13:12
Passeport congolais en vigueur. Ph. ACTUALITE.CD

Dans un communiqué de presse rendu public ce jeudi 30 novembre, la campagne « Le Congo n’est pas à vendre » (CNPAV) constate avec consternation que le dossier passeport continue à être gérée en toute opacité car aucune communication officielle n’est faite de la part du Ministère des Affaires étrangères. 

Cette plateforme de la société civile accuse le Gouvernement de vouloir finaliser un nouveau contrat avec la société LOCOSEM qui n’est rien d’autre qu’une filiale de la firme belge SEMLEX Europe. Selon le CNPAV, l’octroi de ce nouveau contrat est opaque et loin de rassurer l’opinion.

« Nous apprenons via plusieurs médias que le Ministère des Affaires étrangères serait en voie de finaliser un nouveau contrat avec la société LOCOSEM pour la production des passeports, dont le prix passerait de 185 à 100 dollars américains. Malgré ces rumeurs à première vue positives, Le Congo n’est pas à vendre est loin de considérer ceci comme une victoire. En effet, LOCOSEM n’est autre qu’une filiale de SEMLEX, la société qui est au cœur du PasseportGate. Par ailleurs, la procédure opaque suivie pour l’octroi de ce nouveau contrat n’est pas de nature à rassurer l'opinion publique », renseigne le communiqué du CNPAV. 

C’est depuis le mois de mars 2020 que la campagne « Le Congo n’est pas à vendre » appelle le Gouvernement à assurer la transparence complète dans le dossier des passeports qui fait l’objet de controverses et de soupçons de corruption depuis des années. Malgré ses appels, le Gouvernement a laissé expirer le contrat avec SEMLEX en juin sans lancer d’appel d’offre, menant à une interruption de production de passeport congolais depuis cinq mois. 

Selon le CNPAV si l’Etat congolais signe un contrat avec LOCOSEM, cela serait en contradiction avec la ministre des Affaires étrangères, Marie Tumba Nzeza qui avait annoncé la rupture du contrat avec la firme belge SEMLEX.

« A présent, les diverses sources parlent de la signature d’un contrat avec LOCOSEM. Si confirmé, ceci viendrait contredire les propos de la ministre des Affaires étrangères sur la rupture de la collaboration avec l’ancien prestataire SEMLEX, puisque LOCOSEM est la filiale congolaise de SEMLEX… » ajoute le communiqué du CNPAV. 

De ce fait, la campagne « le Congo n’est pas à vendre » rappelle au gouvernement congolais ainsi qu’au président de la République qu’elle exige : la sensible baisse du prix du passeport ; la cessation du contrat de l’entreprise SEMLEX, la transparence dans la passation des marchés ; l’ouverture d’une enquête judiciaire crédible sur les soupçons de corruption à propos du précédent contrat.

Conclu le 11 juin 2015 pour 5 ans renouvelables entre la RDC et la firme Belge Semlex, ce contrat en rupture a mis en vente un des passeports le plus cher au monde, soit 185 USD officiellement sans compter des frais supplémentaires autour de ce deal. Sur les 185 USD, la partie RDC ne reçoit que 65 USD, les 120 USD restant sont distribués entre Semlex et ses filiales. Plusieurs voix ont indexé l’ancien régime de Joseph Kabila de détenir une part dans les recettes générées par la vente des passeports. 

Thérèse Ntumba 

 

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