Kinshasa : Gentiny Ngobila demande à la police de poursuivre l'enquête pour retrouver tous les "Kulunas" impliqués dans l'attaque du centre de Kisenso
Gentiny Ngobila/Gouverneur de Kinshasa

Le gouverneur de la ville de Kinshasa, Gentiny Ngobila demande à la police nationale congolaise de continuer avec l'enquête afin de mettre la main sur tout "Kuluna" ayant fait partie de l'incursion au Centre de référence de Kisenso la nuit du 10 au 11 septembre 2020. Il l'a dit lors de sa visite de "compassion"  à ce centre ce vendredi 18 septembre 2020.

Le chef de l'exécutif provincial qui condamne les actes de viol, de vol et de vandalisme perpétrés par cette bande d'inciviques a signifié aux victimes que la ville de Kinshasa va appuyer les enquêtes de la police afin que les auteurs de ces actes puissent subir la rigueur de la loi.

"Nous condamnons avec la dernière énergie ce qui s'est passé ici le 11 septembre et condamnons les actes de viol, de vandalisme et de vol. Ce qui s'est passé ici c'est un crime. Il faudra que les Kinoises et Kinois le sachent.  Beaucoup d'entre eux sont déjà arrêtés. C'est l'occasion pour moi ici de féliciter la police. Je demande à la police de continuer les enquêtes parce qu'ils étaient nombreux, une cinquantaine. Tous ces Kulunas là doivent subir la rigueur de la loi. Nous sommes ici pour dire au personnel soignant que la ville de Kinshasa est à leurs côtés.", a déclaré Gentiny Ngobila.

Et d'ajouter : 

"Nous sommes ici pour les encourager pour montrer notre compassion et pour montrer notre solidarité. Il n'est pas normal que ces gens là (Kulunas) qui se disent Congolais viennent ici dans ce centre, violent leur soeur, emportent les biens qui doivent servir à les soigner. Avec la toute dernière énergie nous allons faire ce travail d'enquête pour retrouver tous ces Kulunas là qui ont violé les femmes ici."

C'était aussi une occasion pour l'autorité urbaine de lancer un appel " aux parents qui continuent à héberger les Kulunas dans leurs maisons qu'il est plus que temps de les dénoncer à la police."

Illustration

Dans le cadre de cette visite, le gouverneur Gentiny Ngobila a fait un don de vivres et non-vivres pour soutenir les personnel soignant et les victimes des viols. Il s'agit de 20 matelas et lits, une dizaine de cartons de sardines, des bidons d'huile végétale, des sacs des farines, des sacs de riz. Il a également remis une enveloppe d'une somme importante. 

Suite à ces actes, l'ordre national des infirmiers s’est dit choqué. Son président national, Komba Djeko a affirmé que son institution a déjà saisi le président de la République et le premier ministre pour faciliter l’évacuation des victimes à l’étranger pour une meilleure prise en charge.

Illustration

Contexte 

Environs 50 individus identifiés comme des kuluna ont fait irruption dans le centre de santé et Maternité « Révolution » de Kisenso munis d’armes blanches. Deux jeunes infirmières ont été victimes des violences sexuelles sous le regard impuissant des autres membres du personnel et des malades. Des biens de valeur de l'hôpital ont également été emportés. 

Une audience en flagrance a été ouverte le lundi 14 Septembre, et  Le Tribunal de Grande Instance de Kinshasa Matete a rendu son verdict ce mardi 15 Septembre. Au total, 8 prévenus ont comparu devant le tribunal.

Pour absence d'indices de culpabilité: deux sont acquittés, trois sont renvoyés au tribunal pour enfants parce qu'ils sont mineurs et trois autres sont condamnés pour vol qualifié, extorsion et viol sous une peine unique de 20 ans de servitude pénale  chacun et une amande de 800.000 francs congolais. Les trois condamnés doivent également payer l'équivalent en francs congolais de 50.000 dollars à la partie civile à titre de dommages et intérêts.

 

A lire aussi: Kinshasa : au total, 80% du personnel féminin dont 2 infirmières ont été victimes de l’attaque à Kisenso

 

No front page content has been created yet.
Follow the User Guide to start building your site.

Dans la meme catégorie

Vidéo

A la une