Les Léopards basketball de la RDC ont terminé à la 3e position du groupe B lors de la deuxième fenêtre des éliminatoires de la Coupe du Monde FIBA 2027, derrière le Sénégal et la Côte d'Ivoire. Malgré une défaite (56-75) face au Sénégal, hier dimanche 1er mars, la sélection congolaise reste en lice pour la qualification.
Après cette 3e et dernière journée de cette fenêtre, Michel Perrin, sélectionneur de la RDC, a fait sa lecture sur la participation de son équipe dans ce tournoi de Dakar. Selon lui, la compétition a été ardue en raison d'une équipe renouvelée à plus de 50%, ce qui a provoqué un manque de continuité et de rythme, aggravé par des blessures et une absence de compétitions en Afrique.
" Ça a été une compétition compliquée avec un effectif renouvelé encore une fois à plus de cinquante pour cent. Donc c'est vrai que ça manque de continuité. C'est de la faute de personnes, c'est comme ça, Mais ça donne beaucoup de complexité au travail parce qu'on n'a pas de de continuité dans et ça se voit dans les voilà, on est obligé de rebâtir à chaque fois des choses nouvelles et on le paye. La fédération a fait le maximum pour essayer de trouver des joueurs qui étaient dans des championnats et opérationnels. Mais entre les blessés et le manque de compétition en Afrique, on voit que jusqu'à notre meneur américain qui était hors compétition depuis trois mois, ça a été compliqué de trouver du rythme", a-t-il confié à la direction de communication de la fédération.
Il a aussi fait savoir que bien que l'équipe ait gagné le match crucial contre Madagascar, elle a éprouvé des difficultés face à des nations africaines plus fortes, surtout en termes d'intensité et d'adresse au tir à trois points. L'équipe devra travailler sur son intensité défensive et améliorer son adresse au tir pour progresser à l'avenir.
" Donc on va dire qu'on a fait le le minimum syndical, c'est-à-dire qu'on a gagné le match qu'il fallait gagner contre Madagascar pour rester en vie. Par contre, faire des exploits avec le groupe qu'on avait et le manque de rythme que la plupart des joueurs avaient, c'était compliqué. Ce qui nous a fait grand défaut c'est l'intensité. Notre marque de fabrique depuis un peu plus de deux ans que je suis avec la sélection, c'était l'intensité, la férocité défensive, la domination physique. Et il s'avère qu'à cette fenêtre, ça n'a pas été ça contre Madagascar, ça a suffi. Mais contre les grosses nations africaines notre intensité a été vraiment trop faible. On a été très médiocres pendant tout le tournoi alors que c'était une force jusqu'à présent. Donc voilà, c'est des axes qu'on va devoir améliorer et puis aussi chercher des garçons capables de donner l'adresse tout en étant capable de défendre, ce n'est pas simple".
Les Congolais sont clairement confrontés à un dilemme et doivent réaliser un exploit au mois de juillet contre les mêmes équipes, malgré deux revers et un succès. Ils devront remporter tous les 3 matchs pour inverser la tendance, car ils ont besoin de 4 succès pour espérer obtenir l'une des deux premières places du groupe et poursuivre leur aventure. C’est maintenant qu’il faut s’y mettre pour éviter les mauvaises surprises.
Fiston MOKILI