RDC : après une analyse « froide », le FCC souhaite une évaluation générale du cadre de gestion du pays
Les membres de la conférence des présidents duFCC

La conférence des présidents du Front Commun pour le Congo (FCC) s’est réunie ce dimanche 28 juin pour analyser “froidement” les faits qui se déroulent sur la scène politique depuis quelques semaines. Néhémie Mwilanya, coordonnateur du FCC, estime que l’heure est à l’évaluation au niveau des principales familles politiques qui gèrent le pays en vue de tirer les conséquences qui s’imposent.

“ La conférence des présidents s’est réunie avec ses représentants au sein des institutions. Une analyse froide a été faite et en un mot ça appelle une évaluation générale du cadre de gestion du pays, au terme de cette évaluation, l’opinion sera fixée”.

Revenant sur l’interpellation hier du VPM et Ministre de la Justice, le Coordonateur du FCC estime qu’il y a comme une démarche de désacralisation des institutions et des pouvoirs régaliens détenus par les membres du FCC.

“Nous condamnons fermement cette arrestation arbitraire et sauvage du VPM et Ministre de la Justice (...). Je ne sais pas si les gens peuvent encore se ressaisir pour respecter et les institutions et la constitution dans tout ce qu’il y a comme façon de procéder. Nous sentons comme s’il y a toute une tendance et une démarche pour désacraliser les institutions, désacraliser les pouvoirs régaliens détenus par les membres du FCC. Quand on désacralise des fonctions aussi importantes que celle de membre du gouvernement qui assurent des ministères régaliens, quand on désacralise le parlement, évidemment on désacralise le peuple souverain qui avait voté par référendum la constitution qui a confié des responsabilités et des compétences aux uns et aux autres”, conclut Nehémie Mwilanya.

Hier samedi 27 juin, le VPM et Ministre de la Justice a été interpellé et conduit par la police à la cour de cassation. Il est au coeur des débats houleux sur les trois propositions de lois faites par les députés FCC Aubin Minaku et Garry Sakata sur les réformes de la justice. Plusieurs réactions s’en sont suivis, notamment celle du Premier ministre pour qui cette interpellation est de “nature à fragiliser la stabilité et le fonctionnement harmonieux des institutions et à provoquer la démission du gouvernement”. 

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