Samedi 23 mai 2020 - 17:07

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Les présidents des groupes parlementaires et présidents des commissions exigent la libération de Mamba et rapportent que plusieurs députés sont prêts à témoigner contre Simon Mpiana
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Les présidents des groupes parlementaires et présidents des commissions exigent la relaxation et la suspension des poursuites du député Jean-Jacques Mamba Kabamba. Dans une déclaration faite ce samedi après-midi, ils qualifient cette situation de détention arbitraire et illégale qui « jettent le discrédit sur notre magistrature dont les nouveaux acteurs devaient refléter le renouveau tant vanté par une praxis nouvelle non pas des pratiques injustes ».

Ils exigent des excusent des instances responsables de cette arrestation et invitent le comité des sages à l’Assemblée nationale de statuer toutes affaires cessantes sur le cas litigieux en question. 

« Cette arrestation intervient dans un contexte de hausse des cas de violation des droits de l’homme et de recul démocratique dans le pays depuis un certain temps », disent-ils.

Ces députés regrettent que la parquet général près la Cour de cassation ait qualifié ce fait d’infraction flagrante sur la déclaration du plaignant Simon Mpiana « alors qu’il existe des députés signataires comme lui de ladite pétition qui sont disposés à témoigner et à contredire ses allégations ».

Contexte 

L’ancien porte-parole du MLC avait été interpellé tôt ce samedi. Le mandat d’amener émis la veille par le parquet général près la Cour de cassation renseigne qu’il est prévenu de faux en écriture et usage de faux. Le document précise que l’inculpé est en défaut de satisfaire à un mandat de comparution pour ces infractions punissables de deux mois ou plus de servitude pénale. 

Le mandat signé par Bernard Mikobi, premier avocat général, ajoute qu’il existe contre l’inculpé des indices graves de culpabilité et qu’il y a lieu de craindre qu’il ne tente de soustraire par la fuite aux poursuites ou faire disparaître les preuves de ces infractions. 

La Cour a décidé de le placer en résidence surveillée et l’affaire a été renvoyée au 27 mai.

Berith Yakitenge

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