La situation sécuritaire continue de se détériorer dans le territoire de Walikale, au Nord-Kivu, à la suite de la prise du village de Buhimba dimanche 1er mars par les rebelles de l’AFC/M23.
Depuis lundi 2 mars 2026, d’importants mouvements des populations sont observés dans les villages de Kailenge, Mikweti et Luhando, situés dans le groupement Waloa Yungu. Craignant une avancée des combats ou d’éventuelles représailles, de nombreux habitants ont abandonné leurs domiciles.
Selon le secrétaire administratif du groupement, certains déplacés se sont dirigés vers la brousse, tandis que d’autres ménages ont trouvé refuge dans les villages du sud du groupement.
Déjà dimanche, les habitants de Ngenge et Kangati avaient quitté leurs villages pour les mêmes raisons, immédiatement après la prise de Buhimba.
Ces nouveaux déplacements viennent aggraver la situation humanitaire déjà précaire dans cette zone du Nord-Kivu, marquée par une insécurité persistante. Le groupement Waloa Yungu accueillait déjà des déplacés en provenance du secteur d’Osso Banyungu, dans le territoire voisin de Masisi.
L’afflux de nouveaux déplacés exerce une pression supplémentaire sur les ressources locales, notamment en matière d’abris, de vivres et d’accès aux soins de santé.
Conséquence directe de cette instabilité, les activités scolaires sont suspendues dans plusieurs villages affectés. Les écoles ont fermé leurs portes en raison du départ des élèves et des enseignants, compromettant davantage la continuité de l’éducation dans une zone déjà fragilisée par les conflits armés.