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RDC-Ebola : en une semaine, plus de 245 personnes ont déjà reçu le vaccin Johnson & Johnson à Goma

Mercredi 20 novembre 2019 - 14:10
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Photo ACTUALITE.CD.

L'ONG Médecins sans frontières (MSF), chargée de la mise en œuvre de l'étude clinique du vaccin Johnson & Johnson, note avec satisfaction l'appropriation de cette étude par la population des aires de santé de Kahembe et de Majengo, à Goma (Nord-Kivu). La campagne d'introduction de ce nouveau vaccin dans la riposte contre la maladie à virus Ebola a débuté le jeudi 14 novembre dernier. 

50 000 personnes sont concernées par cette vaccination qui va durer 4 mois. Jusqu’au lundi 18 novembre dernier, 245 personnes sont déjà vaccinées dont 172 adultes parmi lesquelles 50 femmes et 23 enfants âgés de 5 à 18 ans.

« Ça se passe très bien. Les gens viennent doucement et progressivement, ce qui est quand même assez intéressant pour nous. Et puis, on évite une foule importante qu'on ne pourra pas vacciner. Et tout se passe dans le calme et de façon très respectueuse. Je suis très contente de ce début de vaccination. Pour le moment, pas d'incidents. Les gens qui viennent ont envie de se faire vacciner parce que c'est volontaire. Donc, ceux qui ne sont pas d'accord ne viennent pas. Pour le moment, ça se passe de façon très agréable et cordiale », explique Véronique Urbaniak, coordinatrice du projet de vaccination contre Ebola à MSF.

La vaccination est effectuée par voie musculaire de 0.5 ml, dans le muscle deltoïde de l'avant-bras. La surveillance de la sécurité du schéma vaccinal dans les études terminées ou en cours n'a révélé aucun souci de sécurité.

« Nos équipes d'engagement communautaire ont été actives dans les quartiers depuis plus d'un mois. Maintenant, en rencontrant les gens, les associations qui sont influentes dans les quartiers, en expliquant, en faisant du porte à porte, en faisant des réunions pour pouvoir répondre à toutes les questions, la population pourrait avoir et essayer de leur apporter les réponses les plus transparentes possibles », ajoute Véronique Urbaniak.

Le début précoce de la réponse immunitaire intervient après la première dose. C'est après la deuxième dose, administrée 56 jours après la première, que l'augmentation substantielle de la réponse en anticorps se développe. Des données ELISA (ndlr : une technique immuno-enzymatique qui permet de détecter et doser des anticorps) montrent la persistance des anticorps jusqu'à deux ans après la deuxième dose.

Cette  vaccination est faite avec le vaccin Ad26.ZEBOV/MVA-BN-Filo, produit par la firme Janssen Pharmaceuticals pour la société Johnson & Johnson. Il a été approuvé, le 22 octobre 2019, par le Comité d’Éthique de l’Ecole de santé publique de l’Université de Kinshasa et, le 23 octobre 2019, par le comité d’Éthique national.

Ce deuxième vaccin vient en complément du premier, le rVSV-ZEBOV qui est utilisé jusque-là dans cette 10ème épidémie. Il est fabriqué par le groupe pharmaceutique Merck, après approbation du Comité d’Éthique le 20 mai 2019.

Depuis le début de l’épidémie, le cumul des cas est de 3.296, dont 3.178 confirmés et 118 probables. Au total, il y a eu 2.197 décès (2079 confirmés et 118 probables) et 1074 personnes guéries. Aucun nouveau cas confirmé à la date du 19 novembre 2019.

Jonathan Kombi

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