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Inaugurant, mardi, au Sud-Kivu, le deuxième plus important laboratoire agricole de l'Afrique sud-saharienne, le président Félix Tshisekedi a réitéré son engagement à faire de l'agriculture le levier de l'économie de la République démocratique du Congo (RDC), au détriment des minerais du sous-sol.

"Je vous assure de mon engagement à toujours faire plus pour le développement du secteur agricole. Je le répète, ici encore, il est temps que le sol prenne sa revanche sur le sous-sol", a déclaré le chef de l'Etat.

"Le défi est certes immense" et "les enjeux sont nombreux", a reconnu le président conforté par l’inauguration dudit laboratoire, monté à quelques kilomètres de l’Institut National de Recherche Agronomique (INRA) de Mulungu.

"Nous sommes sur la bonne voie (...) Je puis vous assurer qu’aucune province de la République Démocratique du Congo ne restera en marge de cette marche vers l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire", a poursuivi Tshisekedi dans son discours.

Au-delà de la RDC, "ce centre va constituer un maillon important de l’intégration sous-régionale sur le plan agronomique, pour qu’avec les politiques agricoles communes, nous puissions arriver, au niveau de la sous-région, à fournir à nos populations une alimentation suffisante, décente, conforme aux standards du Fonds Mondial pour l’Alimentation", a-t-il dit, rassurant le Rwanda et le Burundi dont les présidents n'ont pas répondu à l'invitation consacrée à l'inauguration de la station de l’Institut International d’Agriculture Tropicale (IITA) à Kalambo.

La recherche est la "composante essentielle du développement agricole", a répété Tshisekedi.

L’avènement de la station de l’IITA/Kalambo "est la première étape de réhabilitation de tous nos centres de recherches agronomiques et autres, notamment Yangambi, dont les résultats des recherches ont permis à d’autres Etats d’améliorer leurs cultures de cacao et de palmiers à l’huile", a-t-il encore dit.

Le défi dans cette région montagneuse et riche en minerais est l'insécurité causée par l'activisme de plusieurs dizaines de groupes armés. Le président Tshisekedi a affirmé, lundi au cours d'un meeting à Bukavu, qu'il était "prêt à mourir" pour que la paix soit une réalité dans la région.

Christine Tshibuyi