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Ph. Droits tiers

La majorité habillée en tenue de détresse, mains sur les joues, regards perdus... assis par terre, des dizaines d'agents sous statut de "nouvelles unités" à la Direction générale des impôts (DGI)/Sud-Kivu, ont célébré la Journée mondiale du travail, ce mercredi 1er mai, revendiquant leur mécanisation et une prise en charge par leur employeur, l'Etat congolais.   

"5 à 10 ans de services sans salaire, c'est un crime social et économique. Trop c'est Trop", peut-on lire sur une banderole tenue par les agents "N.U. non prises en charge".

"Ni prime ni mobilisation, on a déjà subi plusieurs contrôles physiques venant de l'inspection et de la direction générale de Kinshasa. nous demandons au ministre des Finances de nous prendre en charge, nous sommes des agents actifs mais longtemps oubliés", pris de colère, Dieudonné Wasso, avec ses collègues, ont manifesté, ce mercredi, devant la direction provinciale de la DGI.

C'est une situation qui concerne cette catégorie d'agents dans les 9 territoires du Sud-Kivu. Et la situation affecte au total 120 agents non pris en charge, selon la délégation syndicale. "Nous demandons au directeur général et au ministre des Finances de régulariser notre situation, nous devons être mécanisés, ça fait 8 ans que nous vivons dans l'espoir", plaide Wasso.

Les mêmes revendications ont été rapportées dans les villes de Goma et Beni, situées dans la province voisine du Nord-Kivu. Dans la capitale, Kinshasa, la grogne des agents de la Direction Générale des Impôts (DGI) a débuté le vendredi 19 avril dernier.

La situation avait légèrement dégénéré quand les forces de l’ordre avaient tenté d’interrompre le mouvement de contestation des agents qui revendiquent des primes ainsi que leur modalité de paiement.

Plus grande mobilisatrice des recettes publiques, la DGI entend exécuter les assignations de 2018 chiffrées à 2 700,9 milliards de francs congolais.