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Ph. ACTUALITE.CD

Un déplacement massif de la population est signalé dans la chefferie des Watalinga, en territoire de Beni (Nord-Kivu) où l'Etat islamique a revendiqué une attaque contre l'armée.

Selon la société civile locale, plusieurs habitants de Bovata, Kanyimbe et Kamango se déplacent depuis jeudi dernier pour la localité de Nobili, près de la frontière avec l'Ouganda, à une centaine de kilomètres au nord-est de la ville Beni.  Ce déplacement est consécutif à une attaque mardi 16 avril contre un camp militaire à Bovata. Cette attaque a été revendiquée jeudi 18 avril par l'état islamique (El), un mouvement terroriste international.

Joint ce matin par ACTUALITE.CD, David Muwaze, président de la société civile de Watalinga, indique que le déplacement massif de la population continue à s'observer dans ces entités jusqu'au matin de ce vendredi. Les déplacés s'orientent dans des familles d'accueil.

Muwaze craint que la population soit attaquée par une maladie d'origine hydride. Un comité de crise sera bientôt installé pour enregistrer les déplacés, ajoute t-il.

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Via son agence de propagande,  Amaq , l'État islamique a revendiqué,  jeudi 18 avril , sa toute première attaque armée à Beni dans la province du Nord - Kivu, à la frontière avec l'Ouganda.

Une revendication qui confirme la thèse officielle de l'activisme d'un mouvement terroriste international dans cette région en proie aux attaques attribuées aux rebelles ougandais des forces démocratiques alliés (ADF).Contrairement aux attaques chroniques des ADF dirigées contre des civils, celle de l'État Islamique était dirigée contre les forces armées de la République démocratique du Congo (RDC) à Bovata, près de Kamango.

Yassin Kombi, à Beni