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Kinshasa : des chauffeurs sollicitent une dérogation pour le contrôle technique des véhicules annoncé à lundi

Vendredi 12 avril 2019 - 16:29
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Les autorités ont annoncé le mardi dernier le début de contrôle technique des véhicules pour le lundi 15 avril prochain à Kinshasa. Mais cette décision suscite la réaction des chauffeurs des taxis. Certains estiment qu’après l’annonce, les autorités devraient accorder un moratoire avant de procéder au contrôle des véhicules.

Au micro d'ACTUALITE.CD, des chauffeurs appellent à reporter le début de l’opération afin de leur permettre de s'apprêter pour le contrôle.

" Etant chauffeur, nous ne sommes pas d’accord. Nous savons que nous devrons respecter les décisions de l'Etat. Mais nous avons besoin du temps vu qu'il y a déjà eu plusieurs contrôle. L’argent ne circule pas. Qu'il nous laisse encore même un délai d'un mois", dit Chico.

" Ce contrôle technique et autorisation de transport, nous n'allons pas le respecter parce que le gouvernement n’est même pas encore en place. Payer pendant que c'est encore le gouvernement sortant qui est aux affaires, nous ne le ferons pas. Sinon, le lundi nous n'allons pas sortir", déclare Edo.

" Le gouvernement n'est pas encore sorti. Il n'y a pas encore grand-chose. Et même les routes ne sont pas réhabilitées. Aussi il y a des embouteillages. Maintenant ils viennent encore avec l'histoire de contrôle. Qu'ils nous laissent un peu de temps, même deux ou trois mois qu'on se prépare pour trouver le moyen de nous mettre en ordre parce que pour l'instant, on n'a pas de moyen financier", déplore Berger.

" Il n'y  a même pas une année qu'ils ont fait le contrôle. Mais ils reviennent encore avec un autre. Pour quelle raison ? Ils ne nous ont même pas prévenu au préalable. Ils doivent comprendre  la situation dans laquelle le pays est plongé actuellement", interpelle Blaise.

" J’approuve cette initiative parce que nous n’avons pas de bons chauffeurs. Ceux qui conduisent ne sont pas ceux qui ont eu des formations. Voilà pourquoi faut qu’il y ait un contrôle", soutient Christian.

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Sandra Yowa  et Davina Mbunga