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Martin Fayulu a proposé aux Chefs d’Etat, réunis au 32e sommet de l’Union africaine, à Addis-Abeba, la création d’un comité spécial de l’Union africaine pour la vérification de la vérité des urnes en RDC « afin de lever le voile sur le vrai président de la République ainsi que les vrais députés élus ». Et pas que. Il propose même un calendrier pour la réorganisation des élections.

« L’alternative à cette solution serait de refaire les élections dans un délai de six mois (présidentielle, législatives nationales et provinciales). Autrement, les Congolais ne croiront plus aux élections et ce sera une défaite pour la démocratie qui aura des répercussions au-delà de la RDC », écrit-il dans une lettre envoyée aux dirigeants africains.

Il soutient que le pouvoir de Félix Tshisekedi n’est que la continuité du système Kabila.

« Dans un souci de pérennisation du système Kabila, la Commission Électorale Nationale Indépendante a tout simplement fabriqué les résultats qu’elle a publiés, en ignorant de manière cynique la souveraineté du peuple congolais », explique-t-il.

Il a également regretté que la mission de l’Union africaine avait prévu une descente à Kinshasa mais elle n'a finalement pas été organisée.

« La fin de non-recevoir essuyée par cette initiative continentale a jeté un discrédit sans précédent à l’endroit de l’Union africaine. Le silence des Chefs d’Etat d’Afrique devant cette imposture est angoissant. Et aujourd’hui plus qu’hier, les Congolais  se demandent : à quoi servent encore les élections en RDC ? », ajoute-t-il.

Fayulu, qui se considère comme « seul président légitime », a entamé une série de meetings pour demander au peuple de ne pas reconnaître le pouvoir de Tshisekedi et de réclamer « la vérité des urnes ».