Ebola en RDC : La barre des 100 cas confirmés dépassée à Beni

DROITS TIERS

La barre des 100 cas confirmés a été dépassée, lundi, dans la ville de Beni (Nord-Kivu) où les activités de vaccination évoluent au ralenti suite à l'insécurité, selon le ministère de la Santé.

En date du 22 octobre, la maladie à virus Ebola a été confirmée sur 209 personnes dont 102 dans la ville de Beni, devenue nouvel épicentre de cette épidémie d'Ebola en RDC.

Le seuil a été dépassé après que six cas confirmés ont été enregistrés lundi et rapportés ce mardi soir dans le tableau récapitulatif de la situation épidémiologique.   

Déclarée depuis le 1er août dernier, la dixième épidémie d'Ebola en RDC présente un risque, national et régional, "très élevé" de propagation, selon l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) qui a conclu que cette épidémie ne représente pas "pour l'instant" une urgence sanitaire de portée internationale.

Partie de son épicentre de Mangina, l'épidémie s'est propagée vers les localités ou villes de Beni , Butembo, Masereka, Kalunguta, Oicha, Musienene dans la province du Nord-Kivu et vers trois autres localités de la province de l'Ituri (Tchomia, Komanda et Mandima). 

Elle a déjà fait 157 morts dont 72 dans la ville de Beni où la riposte est compliquée par la résistance communautaire et les attaques des rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF).

Ville de près d'un million d'habitants, Beni est également dans le collimateur des miliciens Maï-Maï.

En début de semaine, ils ont attaqué une position de l'armée à Talita, une entité située à 5 kilomètres du centre-ville, dans la partie Est, en début de semaine. 

"Les activités de vaccination à Beni évoluent au ralenti suite à l'insécurité dans certaines zones de la ville", s'est alarmé le ministère de la Santé qui, par un nouveau plan de riposte mis en place depuis la semaine dernière, entend maîtriser l'épidémie d'ici fin novembre.

L'Union européenne a annoncé avoir débloqué 7,2 millions d'euros (environ 8 millions de dollars) supplémentaires pour "intensifier" la riposte contre cette première épidémie d'Ebola déclarée en zone de conflit armé. 

Christine Tshibuyi