Adolphe Lumanu : "Si le PM est déjà désigné, à quoi serviraient les modalités pratiques?"

Adolphe Lumanu, négociateur pour le compte de la Majorité Présidentielle, a renvoyé, ce lundi 27 février 2017, la balle du blocage des discussions sur l'arrangement particulier au Rassemblement. Selon lui, de regroupement devrait comprendre la nécessité de la disposition qui soumet le mode de désignation du Premier ministre à l'arrangement particulier.

Pour le directeur général de l'Office national d'identification de la population (ONIP), les négociations vont pouvoir évoluer si le Rassemblement reconnaît l'existence de cette disposition essentielle régie par les points 3 et 4 de l'article 3 de l'accord.

<em>"Les négociations interrompues à la suite de la disparition de brutale du regretté Étienne Tshisekedi vont bientôt reprendre d'autant plus que les évêques viennent aussi de nous faciliter la tâche. À partir du moment qu'on ait  fait allusion au point 3 et au point 4 de l'accord qui stipule  que la mise en œuvre des principes énoncés ci-dessus, notamment la désignation du Premier ministre et l'inclusivité de l'exécutif national, sont régis par un arrangement particulier, c'est déjà un pas. À partir du moment où nos amis du Rassemblement vont reconnaître l'existence de cette disposition, ça nous permettra d'avancer beaucoup plus vite"</em>, a-t-il souligné

Selon Adolphe Lumanu, il faut aussi que le Rassemblement donne au Président Kabila un interlocuteur direct en désignant au plus vite le président du Conseil des sages.

<em>"Et dès lors qu'eux-mêmes reconnaissent aussi qu'ils peuvent se doter du nouveau Président du Conseil des sages et qu'à partir de lui, on va créer une passerelle directe avec le Président de la République pour lui présenter la liste des primaturables demandés, vous comprendrez qu'il n'y aura aucun blocage</em>", a-t-il ajouté

Pour la Majorité, dit-il, la liste des 3 noms est une garantie de respect de la disposition de l'article 78 de la Constitution et de l'autorité du Président de la République qui a la prorogative de nommer.

<em>"La liste des 3 noms qui était initialement de 10, puis de 7, puis de 5, est considérée pour nous, et d'ailleurs le Président de la République l'a confirmé, comme la seule garantie de respect de la Constitution et même de l'autorité qui nomme le premier ministre. Le Président a le pouvoir de nomination et non d'entérinement. Les Évêques ont fait allusion aux points 3.3 et 3.4. A quoi serviraient les modalités pratiques si le Premier ministre est déjà désigné ?</em>", a conclu Adolphe Limanu.

Rachel Kitsita (<a class="ProfileHeaderCard-screennameLink u-linkComplex js-nav" href="https://twitter.com/rkitsita">@<span class="u-linkComplex-target">rkitsita</span></a>)