Le gouverneur militaire de l’Ituri, le général-major Kasongo Mulumba Gaby, appelle les parents du territoire de Mambasa à maintenir leurs enfants à l’école, alors que la rentrée scolaire 2026-2027 reste difficile dans plusieurs zones affectées par l’insécurité, en raison notamment des attaques persistantes des islamistes ADF.
Arrivé lundi 7 septembre à Mambasa, le chef de l’exécutif provincial a abordé la question de l’éducation lors de ses échanges avec la population. Son appel intervient une semaine après la rentrée scolaire officielle du 1er septembre, particulièrement timide dans plusieurs secteurs du territoire.
Dans la sous-division Mambasa II, couvrant notamment l’axe Makeke-Mayuwano, seulement 19 écoles sur 151 avaient effectivement ouvert leurs portes le premier jour, selon les responsables de l’éducation. Cette faible fréquentation était principalement liée à l’insécurité et aux déplacements de populations provoqués par les attaques des ADF.
Dans ce contexte, le général-major Kasongo Mulumba Gaby a appelé les parents à ne pas abandonner la scolarisation de leurs enfants. Il a également insisté sur le rôle des élèves dans la sensibilisation au sein de leurs familles et communautés.
«Fermer durablement les écoles reviendrait à compromettre l’avenir de toute une génération. Nos enfants sont des relais particulièrement efficaces entre l’école, la famille et la communauté», a déclaré le gouverneur militaire.
Il a assuré que des mesures étaient prises pour permettre une rentrée scolaire responsable et sécurisée, tout en demandant aux parents de rester attentifs à la santé de leurs enfants et de collaborer avec les autorités.
Pour le gouverneur militaire, le défi consiste désormais à créer les conditions sécuritaires permettant aux enfants déplacés ou restés dans leurs villages de retrouver progressivement le chemin de l’école.
Cet appel ne fait donc pas suite à un mouvement de boycott ou à une grève locale des enseignants rapporté dans le territoire, mais intervient dans un contexte où l’insécurité empêche encore plusieurs écoles de fonctionner normalement.
Freddy Upar, à Bunia