Une semaine après la rentrée scolaire, les établissements scolaires du groupement Nyamaboko 1er, dans le territoire de Masisi, province éducationnelle Nord-Kivu 3, restent fermés en raison de la persistance de l’insécurité.
Cette situation fait suite aux affrontements récurrents entre les rebelles de l’AFC/M23 et les wazalendo dans plusieurs localités de cette partie du territoire de Masisi. Face à la dégradation de la situation sécuritaire, des nombreux élèves, enseignants et parents ont quitté la zone pour se mettre à l’abri des violences.
Selon des sources locales, plusieurs localités du groupement Nyamaboko 1er sont désormais sous contrôle de l’AFC/M23. Plusieurs familles ont pris la direction des groupements Waloa Uroba et Waloa Yungu, dans le territoire voisin de Walikale, emportant avec elles leurs enfants.
Cette nouvelle vague de déplacements inquiète particulièrement les parents, qui craignent de voir la scolarité de leurs enfants davantage perturbée. Certains estiment que la poursuite des combats et l’avancée des rebelles vers les zones d’accueil pourraient compromettre davantage l’avenir scolaire des enfants déplacés.
La situation intervient alors que les autorités de la province éducationnelle Nord-Kivu 3 avaient, à l’approche de la rentrée scolaire, appelé les responsables des établissements situés dans les zones relativement sécurisées à accueillir les enfants déplacés. L’objectif était de leur permettre de poursuivre leur parcours scolaire malgré les déplacements liés à l’insécurité.
Mais avec l’extension des affrontements vers certaines zones d’accueil, les conditions de reprise des cours demeurent incertaines pour de nombreux enfants déplacés.