La situation sécuritaire reste préoccupante dans la localité Batakirwa, située dans le groupement Bafuna, dans le territoire de Walikale au Nord-Kivu, où les affrontements entre deux factions rivales du groupe armé Uhuru RDC continuent de plonger les populations civiles dans la peur et l’incertitude.
Depuis le déclenchement de ces violences armées, de nombreux habitants ont abandonné leurs villages pour chercher refuge dans la brousse et dans les localités voisines. Plus d’une semaine après leur déplacement, la majorité d’entre eux n’a toujours pas pu regagner le village en raison de la présence persistante des combattants dans la zone.
Selon des témoignages recueillis, les villages d’Iseya, Bubere, Buringa, Tusangwa et Kilambo demeurent sous le contrôle des hommes de la faction dirigée par Mashite, à la suite des récents affrontements contre la faction de son rival Zidane dans les environs d’Iseya et Bubere. Cette occupation continue d’alimenter un climat de peur et empêche tout retour des populations déplacées.
« Nous voulons rentrer chez nous pour reprendre nos activités agricoles et reconstruire nos vies, mais l’insécurité ne nous le permet pas », confie un déplacé.
Dans leurs lieux de refuge, les déplacés vivent dans des conditions humanitaires difficiles. Exposés aux intempéries, au manque de nourriture et à l’absence d’assistance, ils disent traverser un véritable calvaire. Face à cette situation, ils lancent un appel pressant aux autorités congolaises pour le déploiement des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), ainsi que de la Police nationale congolaise afin de sécuriser la zone et faciliter leur retour.
« Nous invitons les autorités à déployer les militaires FARDC et les policiers chez nous pour nous protéger car nous ne sommes pas sûrs avec les wazalendo qui sont là. Ils risquent de se battre encore et c'est nous qui serons victimes », dit un autre déplacé.
D’après des sources sécuritaires locales, la rivalité entre les deux factions du groupe armé Uhuru RDC serait à l’origine des affrontements ayant déjà causé la mort de sept combattants et fait cinq blessés dans les deux camps.
Alors que l’instabilité persiste dans cette partie du territoire de Walikale, les populations affectées espèrent une intervention rapide des autorités afin de restaurer la sécurité et mettre fin à leur souffrance.