La province éducationnelle Nord-Kivu 3 a enregistré un faible taux de participation à la session ordinaire de l’Examen d’État 2026, conséquence directe de la crise sécuritaire qui continue de secouer plusieurs zones du Nord-Kivu.
Selon les statistiques communiquées par l’Inspection principale provinciale, 18.275 élèves finalistes étaient attendus dans les différents centres de passation répartis à travers cette province éducationnelle. Cependant, seuls 13 276 candidats ont effectivement pris part aux épreuves lancées ce lundi 22 juin 2026.
Ainsi, 4 999 finalistes, soit plus d’un quart des candidats inscrits, n’ont pas pu se présenter dans leurs centres respectifs. L’Inspecteur principal provincial attribue cette situation à l’insécurité persistante observée dans plusieurs territoires ainsi qu’aux déplacements massifs des populations provoqués par les affrontements armés.
Depuis plusieurs mois, de nombreuses localités des territoires de Walikale, Masisi et d’autres zones couvertes par la province éducationnelle Nord-Kivu 3 sont confrontées à des violences récurrentes impliquant différents groupes armés. Cette situation a entraîné la fermeture temporaire de certaines écoles, le déplacement de milliers de familles et des perturbations importantes du calendrier scolaire.
Malgré ces défis, les autorités éducatives ont maintenu l’organisation des épreuves dans les centres jugés accessibles et sécurisés afin de permettre aux candidats présents de poursuivre leur parcours scolaire. Dans plusieurs centres, les examens se déroulent sous la surveillance des autorités administratives et sécuritaires.
Cette baisse significative du nombre de participants illustre une fois de plus l’impact de l’insécurité sur le secteur de l’éducation dans l’est de la République démocratique du Congo, où de nombreux élèves continuent de voir leur avenir scolaire compromis par les conflits armés et les déplacements forcés.