La Coordination des étudiants de l’Université Libre des Pays des Grands Lacs (ULPGL-Goma) a annoncé la suspension des activités académiques sur l’ensemble des campus de l’établissement à partir de ce lundi 22 juin 2026.
La décision a été rendue publique dans un communiqué officiel publié ce dimanche 20 juin 2026. Elle intervient après l’échec des négociations engagées entre les représentants des étudiants et les autorités académiques autour de plusieurs revendications jugées prioritaires.
Selon le porte-parole des étudiants de l’ULPGL, Didier Faraja Gasore, les principaux points de désaccord portent sur l’obligation faite aux étudiants de dernière année de Licence (L3) et de Master (M2) ayant des crédits non capitalisés de s’acquitter de la totalité des frais académiques, ainsi que sur le paiement de 10 dollars américains par crédit pour les cours non validés. La Coordination des étudiants estime que ces mesures constituent une charge financière difficile à supporter pour de nombreux étudiants et leurs familles.
Face au refus de l’administration académique de revoir ces dispositions, la Coordination a appelé les étudiants à ne participer à aucune activité académique, notamment les cours, travaux dirigés et travaux pratiques, jusqu’à la levée officielle du mot d’ordre.
Les représentants des étudiants indiquent poursuivre leurs démarches afin d’obtenir des solutions qu’ils jugent plus équitables et adaptées à la situation des étudiants. Ils invitent par ailleurs l’ensemble de la communauté universitaire à faire preuve de discipline et de responsabilité durant cette période de suspension.
Selon plusieurs sources sur place, le mot d’ordre est largement respecté. Un grand nombre d’étudiants ont répondu à l’appel de la Coordination. Ce lundi matin, les deux campus de l’ULPGL, notamment le campus Moïse et le campus Salomon, sont restés quasiment fermés. Sur place, seule la présence d’un agent de sécurité a été constatée.
ACTUALITÉ.CD a tenté ce matin d’entrer en contact avec les autorités académiques de l’ULPGL afin de recueillir leurs versions des faits, mais sans succès.
Josué Mutanava, à Goma