Réprimé vendredi 12 juin dernier, le sit-in organisé par la coalition C64 de l’opposition à Kinshasa, pour exiger du Parlement le retrait de la proposition de loi référendaire, a fait 2 morts, 334 blessés graves, 218 blessés légers, 27 personnes portées disparues, et 29 arrestations parmi les manifestants.
Ce sont là des chiffres avancés par la C64, qui a de nouveau accusé la police de collusion avec la milice de force du progrès, ayant usé d’un arsenal de terreur composé de bombes à fragmentation, d’armes à feu, de machettes et de toutes les armes blanches pour s’attaquer aux leaders, aux personnalités et aux manifestants lors de la répression.
Ce bilan humain, livré grâce aux données de chaque formation politique membre de la C64, s’accompagne de dégâts matériels enregistrés dans différents partis politiques. Le document consulté par ACTUALITÉ.CD signale des actes de vandalisme, de pillage et de vols des biens, d’incendies de véhicules et de motos dans les QG des partis de Fayulu, Kabund, Sesanga, Matata, Katumbi, Epenge et d’autres.
Une version que Kinshasa ne partage pas. Il a, par contre, rejeté tout décès et minimisé le nombre de blessés après des accrochages avec la police, qu'il a qualifiée de professionnelle.
Malgré ses actes malheureux qui ont ponctué la deuxième action étouffée de l’opposition à Kinshasa, la C64 n’en démord pas. Elle a annoncé, après une réunion d’évaluation lundi, une marche dans l’ensemble du pays pour exiger la démission du président de la République, qu’elle accuse de trahison de son serment constitutionnel. À Kinshasa, cette mobilisation aura pour son point de chute le Palais de la nation, le bureau de travail de Félix Tshisekedi, situé à la bordure du fleuve Congo, dans la commune de la Gombe.
Samyr LUKOMBO