Invité vendredi du live Space animé par Stanis Bujakera Tshiamala, Carbone Beni a choisi de répondre frontalement aux critiques qui lui reprochent son silence face aux dérives de l'ère Tshisekedi.
L'ancien militant de Filimbi a d'abord reconnu que son manque de prises de parole publiques « a pu créer des doutes », concédant que « les citoyens ont effectivement le droit de demander où est Carbone ». Une forme de mea culpa rare, qui témoigne de la pression exercée sur celui qui fut l'une des voix les plus combatives de la société civile congolaise.
Mais Carbone Beni a tenu à dissiper toute ambiguïté sur le fond. « J'ai combattu les glissements hier, je les combattrai aujourd'hui et à jamais », a-t-il affirmé, avant d'être encore plus explicite sur la question constitutionnelle : « J'ai combattu le troisième mandat hier, je combattrai toute tentative de troisième mandat aujourd'hui et à jamais. » Sur la répression, il a été tout aussi catégorique : « J'ai dénoncé la répression, je le dénoncerai toujours. »
Des déclarations de principe qui, si elles clarifient sa position, n'éteignent pas totalement la question posée par ses détracteurs : entre les convictions affichées et l'engagement visible sur le terrain, le fossé reste à combler.