Grève à la fonction publique à Bolobo : les activités paralysées, les agents réclament 7 mois d'arriérés de salaires

Photo d'illustration
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Tout est paralysé dans le secteur public au territoire de Bolobo, dans la province du Maï-Ndombe. Depuis deux semaines, les agents sont en grève. Dans les hôpitaux publics et les différentes divisions provinciales, les agents ont arrêté le travail à la suite du non-paiement de sept mois d'arriérés de salaires, soit de décembre 2025 à ce jour.

À Bolobo, des manifestations publiques ont été organisées bien avant la grève, mais les résultats ne semblent pas suivre. Il s'agit notamment d'un sit-in et d'une marche pacifique qui ont conduit à la remise d'un mémorandum à l'administrateur du territoire.

Défenseur des droits humains dans la province du Maï-Ndombe, Me Éric Bentobwi dénonce la détérioration des conditions de vie des travailleurs. Il juge inhumain le non-paiement des salaires pendant sept mois et appelle à une enquête sérieuse pour faire la lumière sur la destination des fonds publics affectés à cet effet.

« Tout est paralysé. Les fonctionnaires sont en grève. Ils totalisent sept mois d'impayés. Qui peut travailler sans être rémunéré ? Leurs revendications sont passées partout, mais sans succès. Comme au niveau de la santé, il n'y a pas que des médecins, il y a aussi des infirmiers, des sages-femmes et le personnel administratif ; ils sont également en grève. Nous regrettons de constater que les autorités sont insensibles. Le salaire est un droit de l'homme et Bolobo n'est pas une autre République. C'est un territoire du Maï-Ndombe, qui est une province de la RDC. Comment les gens peuvent-ils vivre sept mois sans être payés à 200 km de Kinshasa ? C'est aux autorités aujourd'hui de nous dire où se trouve l'argent de ces sept mois », s'est interrogé Me Éric Bentobwi, défenseur des droits de l'homme.

La paie des agents publics est un véritable casse-tête dans la province du Maï-Ndombe. Les enseignants sont les plus affectés. Dans cette vaste province de la RDC, les banques sont quasi inexistantes. Pour organiser la paie, elles déploient souvent des agents en provenance de Kinshasa, avec tous les risques liés aux nombreuses rivières à traverser.

Jonathan Mesa