Interrogé sur la position de l'Union pour la Nation Congolaise (UNC) de Vital Kamerhe sur le changement constitutionnel, le député national Michel Moto Muhima a levé un coin du voile ce samedi lors du Space live de Stanis Bujakera Tshiamala, affirmant que la grande majorité des élus du parti soutiennent d'ores et déjà le processus référendaire, en dépit du silence persistant de leur chef de file.
Rappelant que la direction du parti n'a toujours pas officiellement tranché la question, le député de Walikale a néanmoins estimé ne pas pouvoir attendre. « Mon mandat est impératif. Mon mandat n'attend pas que le parti me dise ce que je dois faire demain », a-t-il déclaré, ajoutant qu'il agissait au nom de sa base électorale. Il a également révélé que la quasi-totalité des députés UNC avaient voté en faveur de la loi sur le référendum sans qu'aucun ne quitte la salle : « Neuf sur dix, nous sommes d'accord dans ce processus. »
Sur le silence de Vital Kamerhe, Michel Moto Muhima a choisi de l'interpréter comme une forme d'acquiescement implicite. « Qui ne dit mot consent. Le jour où vous verrez une communication contraire, vous reviendrez », a-t-il lancé, assurant que l'UNC resterait dans l'Union sacrée derrière le chef de l'État. « Le président de l'INC n'a donné aucun mot contraire », a-t-il insisté, balayant ainsi les spéculations sur une éventuelle rupture du parti avec la majorité présidentielle.
Ces déclarations confirment la ligne de fracture qui traverse discrètement l'UNC : d'un côté, certains élus qui assument publiquement leur soutien au référendum, de l'autre, une direction qui observe encore un silence soigneusement entretenu, laissant ses cadres s'avancer seuls sur un terrain politiquement sensible.