Examen d’État 2025-2026: le gouvernement mise sur la digitalisation pour renforcer la fiabilité des résultats avec 4 nouveaux centres de scannage

Photo d'illustration
Des élèves finalistes

À la veille du lancement de la session ordinaire de l’Examen d’État 2025-2026, la ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, a adressé un message d’encouragement aux finalistes, aux intervenants ainsi qu’aux parents. Prévue du 22 au 25 juin 2026 sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo, cette session représente une étape majeure pour des milliers de candidats arrivés au terme de leur parcours secondaire, avant de poursuivre leur cheminement vers l’enseignement supérieur et universitaire.

"Notre système éducatif franchira une étape décisive avec l'organisation de la session ordinaire de l'Examen d'État 2025-2026, qui se tiendra du 22 au 25 juin sur l'ensemble du territoire national, conformément au calendrier scolaire. C'est l'occasion pour moi de m'adresser d'abord à vous, candidates et candidats. Ces épreuves nationales marquent la fin de vos études secondaires et ouvrent devant vous de nouvelles perspectives, notamment l'accès à l'enseignement supérieur et universitaire", a-t-elle déclaré dans son message parvenu à ACTUALITE.CD

Dans son message, la ministre d’État a également insisté sur la nécessité de protéger le droit à l’éducation, même dans les zones confrontées aux difficultés sécuritaires. Elle a salué l’appui des partenaires qui ont contribué à l’acheminement des malles d’items d’examen vers certaines zones sous occupation.

"L'éducation doit demeurer un espace neutre, protégé et respecté. Aucun conflit armé ne peut justifier qu'un enfant soit empêché de présenter ses examens dans le calme, la sécurité et la dignité. Leur engagement permet à nos enfants, y compris dans les contextes les plus difficiles, de faire valoir leur droit à l'éducation et à l'évaluation", a-t-elle fait savoir dans son message.

Au-delà de l’organisation pratique des épreuves, le ministère poursuit la transformation numérique du processus d’évaluation nationale. Raïssa Malu a annoncé le renforcement du dispositif de traitement des copies avec l’ouverture de nouveaux centres de scannage.

"Cette édition marque une nouvelle avancée dans la digitalisation du processus", a-t-elle indiqué, précisant que quatre nouveaux centres sont désormais opérationnels à Gemena, Kisangani, Butembo et Tshikapa, en complément des structures existantes à Kinshasa, Lubumbashi et Mbuji-Mayi.

Selon la ministre, cette réforme vise à améliorer la fiabilité et la transparence des résultats. À l’approche des examens, la ministre d’État a renouvelé l’engagement des autorités congolaises en faveur d’un système éducatif accessible à tous.

"Cette réforme permet de sécuriser le traitement des copies, d'accélérer les opérations de correction et de publier des résultats plus fiables et plus transparents. Je souhaite plein succès à toutes les candidates et à tous les candidats. Je réaffirme, au nom du Gouvernement, notre engagement à garantir une éducation de qualité, inclusive et accessible à tous", a rassuré Raïssa Malu.

Pour cette édition, le nombre total de candidats inscrits attendus à ces épreuves s’élève à plus d’un million. Ces candidats proviennent de toutes les options du cycle long organisées sur l’ensemble du territoire national, ainsi que des centres situés hors des frontières.

Depuis quelques années déjà, ces épreuves se déroulent dans un contexte marqué par l’occupation d’une partie du territoire national par la rébellion de l’AFC/M23, soutenue par le Rwanda. Les initiatives diplomatiques, censées contribuer au retour de la paix et à la restauration de l’autorité de l’État, peinent encore à produire les résultats escomptés sur le terrain, malgré certaines avancées enregistrées dans les processus engagés.

Clément MUAMBA