Walikale : Biriko se vide de ses habitants après des affrontements entre factions wazalendo au Sud-Kivu 

Walikale sur la carte
Walikale sur la carte

Une vague de déplacement de population est observée depuis le samedi 13 juin 2026 dans le village de Biriko, situé dans le groupement Waloa Loanda, en territoire de Walikale au Nord-Kivu. Les habitants ont abandonné leurs maisons par crainte de l'extension des affrontements qui opposent deux factions de wazalendo dans la localité voisine de Mianda, en territoire de Kalehe (Sud-Kivu).

Selon des sources sécuritaires, les combats ont éclaté vendredi entre les groupes armés dirigés par Shukuru Bulenda et Kirikicho Mwanamai. À l'origine de ces affrontements, une dispute autour d'un stock de munitions de guerre que les deux factions revendiqueraient.

Bien qu'aucun bilan officiel ne soit encore disponible, des sources coutumières locales rapportent que les échanges de tirs ont fait des morts et blessés dans les deux camps. Ces violences ont provoqué un mouvement de panique aussi bien à Mianda qu'à Biriko, où les habitants ont préféré fuir après avoir appris que des combattants de la faction Kirikicho pourraient s'en prendre au village.

La majorité des ménages déplacés a trouvé refuge dans les localités de Busurungi, Lukaraba, Mandje et Hombo, situées plus au sud de Biriko. Selon les mêmes sources, ces familles ont quitté Biriko dans la précipitation, sans emporter de biens ni de réserves suffisantes pour subvenir à leurs besoins, ce qui fait craindre une aggravation de leur situation humanitaire.

La société civile de Walikale appelle les responsables des deux groupes de wazalendo à privilégier le dialogue et à restaurer la discipline au sein de leurs rangs. Elle estime que ces rivalités internes fragilisent davantage les efforts de résistance face à leur ennemi commun et exposent inutilement les populations civiles aux conséquences du conflit.

Cette nouvelle crise intervient dans un contexte sécuritaire déjà fragile dans les territoires de Walikale et Kalehe, où les populations continuent d'être victimes collatérales des conflits armés qui secouent la région depuis plusieurs années.