La zone de santé de Kyondo, située dans le territoire de Beni, au Nord-Kivu, a enregistré un deuxième cas confirmé de la maladie à virus Ebola ce mercredi 10 juin. L’information a été rendue publique le même jour par le médecin chef de zone (MCZ), le Dr Samuel Kabongo.
D’après le communiqué officiel, le patient est décédé à l’hôpital général de référence (HGR) de Kyondo avant la réception des résultats de confirmation transmis par l’Institut National de Recherche Biomédicale (INRB).
Les autorités sanitaires rappellent que le premier cas confirmé dans cette zone de santé avait bénéficié d’une prise en charge médicale adéquate et avait été déclaré guéri à l’issue de son traitement.
Face à cette nouvelle alerte, le MCZ a appelé la population à respecter strictement les mesures d’hygiène et de prévention afin de limiter la propagation de la maladie. Il a également insisté sur la nécessité d’éviter la désinformation et les rumeurs, soulignant l’importance de suivre les recommandations des équipes sanitaires pour protéger la communauté contre cette maladie hautement contagieuse.
Dans la partie nord de la province du Nord-Kivu, alors que Katwa demeure la zone la plus touchée, la ville de Beni s’impose comme le deuxième foyer de la 17ᵉ épidémie d’Ebola dans la province, selon le bulletin de la coordination provinciale de la riposte du 7 juin 2026.
La ville de Beni enregistre à ce jour 9 cas confirmés, dont 5 décès. Sur les 4 nouveaux cas confirmés annoncés le lundi 8 juin 2026 à l’échelle provinciale, deux concernent la ville de Beni. Sur un total de 29 cas recensés dans toute la province, Beni représente à elle seule près d’un tiers des infections. Avec un taux de létalité supérieur à la moyenne provinciale, estimée à 62 %, la situation demeure préoccupante.
Deux cas restent actifs et sont actuellement pris en charge sur place, tandis que deux autres ont été transférés vers la province de l’Ituri, selon les données officielles.
Le principal défi à Beni reste le suivi des contacts. La province compte 625 contacts actifs à surveiller, mais le taux de suivi ne s’élève qu’à 37 %. Dans un contexte marqué par l’insécurité et les déplacements de population, chaque contact non localisé accroît le risque de nouveaux foyers de contamination.
Josué Mutanava, à Goma