Après la réussite lundi de leur mobilisation en faveur des sanctions américaines contre l’ancien chef de l’État Joseph Kabila, pointé de «semer l’instabilité» en RDC par son soutien aux rebelles de l’AFC/M23, les militants de l’Union pour la démocratie et le progrès social, parti au pouvoir, s’en étaient pris au Bureau du PPRD de Kabila, auquel ils avaient mis feu à leur retour sur avenue Sendwe, à Kinshasa. Des actes que l'opinion publique n'a pas digérés.
Face à ces bavures, l’ONG justicia ASBL a responsabilisé Augustin Kabuya, Secrétaire général de l'UDPS, initiateur de la marche pourtant pacifique, contre lequel elle appelle le procureur général d’ouvrir une enquête pour son incapacité «d’encadrer les manifestants qui s’en sont pris aux bâtiment appartenant aux tiers».
Cette organisation des droits de l’homme demeure dubitatif sur l’aboutissement de sa demande, mais elle met, au moins, la justice congolaise devant un fait accompli de prouver sa neutralité et son indépendance afin que Augustin Kabuya et consorts répondent de leurs actes.
À travers des images qui ont circulé, l’on peut bien voir les militants de l’UDPS lancer des cocktails Molotov sur le toit et à l’intérieur du Bureau du parti de Joseph Kabila, fermé depuis plusieurs mois après la suspension de ses activités à travers tout le territoire national, par le gouvernement de Kinshasa.
Samyr LUKOMBO