Félix Tshisekedi: « Si le peuple veut que je fasse un troisième mandat, j'accepterai »

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Félix Tshisekedi

Félix Tshisekedi a ouvert la porte à un troisième mandat et à une révision de la Constitution, lors d'une conférence de presse tenue mercredi soir à Kinshasa.

« Si le peuple le veut », il se dit prêt à briguer un troisième mandat, a déclaré le chef de l'État, soutenant par ailleurs toute réflexion sur un changement de la Constitution par référendum.

Sur la question constitutionnelle, Félix Tshisekedi a assumé la position historique de son parti. « Je suis de l'UDPS. En 2006, l'UDPS avait dit que si elle arrivait au pouvoir, cette constitution serait changée », a-t-il rappelé.

Il a toutefois posé des conditions au débat : « Aucune question d'intérêt national ne saurait être caricaturée, confisquée ou interdite à la réflexion. Mais ces questions doivent être abordées avec sérieux, transparence et méthode. »

Sur les élections de 2028, le président a lié leur tenue à l'évolution du conflit armé dans l'est du pays. « Si on ne peut pas terminer cette guerre, malheureusement on ne saura pas organiser les élections en 2028 », a-t-il averti, citant en exemple l'Ukraine où le président Zelensky n'a pas pu organiser les scrutins prévus.

Ces déclarations interviennent alors que l'Assemblée nationale examine une proposition de loi déposée par le député Paul-Gaspard Ngondankoy visant à encadrer l'organisation du référendum en RDC. Le texte de 93 articles prévoit notamment un mécanisme exceptionnel de « changement constitutionnel » passant par une Assemblée constituante, tout en maintenant formellement les protections de l'article 220 de la Constitution, qui interdit toute révision portant sur le nombre et la durée des mandats présidentiels.

Cette initiative est vivement critiquée par les Églises catholique et protestante, qui mettent en garde contre toute révision de cet article.