Livre : dans “Femme éléphant”, Manas Koos Daniel explore la destinée, les traditions africaines et la force de la femme au cœur d’un monde spirituel 

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Manas Koos Daniel présente le livre "Femme éléphant" à Walonnie-Bruxelles

À travers un café littéraire organisé ce mardi 5 mai, l’ouvrage « Femme éléphant, la destinée ne meurt jamais, elle rattrape toujours » de l’auteur Manas Koos Daniel a été présenté au public, dans une ambiance à la fois introspective et engagée.

Prenant la parole devant les participants, l’écrivain a expliqué la genèse de son œuvre, qu’il décrit comme profondément ancrée dans l’histoire et les réalités africaines.

« Femme éléphant, c’est une histoire de famille africaine et de notre mode de vie. C’est né en regardant, en écoutant le silence, ce qu’on ne peut pas dire », a-t-il confié.

Pour Manas Koos Daniel, ce livre va bien au-delà d’un simple récit. Il s’agit d’une immersion entre l’homme et la nature, entre les traditions et les réalités contemporaines. À travers les destins du prince d’Esé et du petit Juda, l’auteur met en lumière les valeurs de fidélité, de transmission, d’écologie et de responsabilité spirituelle.

« J’ai grandi dans une culture où les arbres ont une mémoire, où les éléphants sont des ancêtres silencieux et où la forêt est un temple sans murs. C’est ce monde que je vous invite à visiter », a-t-il ajouté, soulignant ainsi la dimension symbolique et spirituelle de son œuvre.

L’ouvrage se veut également un hommage appuyé à la femme africaine, figure centrale du récit.

« Femme éléphant, c’est un hommage à nos mamans, à leur souffrance. La femme est forte, capable de porter tout un pays », a déclaré l’auteur, évoquant avec émotion le rôle et les sacrifices des femmes dans la société.

S’adressant particulièrement à la jeunesse, Manas Koos Daniel a lancé un appel à la prise de conscience. Il a insisté sur la nécessité de se reconnecter à ses racines et de redonner du sens à l’éducation. « Qui sommes-nous si nous oublions notre histoire ? », a-t-il interrogé, tout en encourageant les jeunes à devenir des créateurs d’emplois plutôt que de simples demandeurs.

De son côté, l’écrivaine Céleste Gata a salué la portée culturelle de l’événement et la profondeur du message véhiculé par le livre.

« Mes impressions sont très bonnes. Cet événement met en avant la culture africaine et valorise la femme, capable de porter le poids de tout un pays. J’encourage le public à se procurer cet ouvrage », a-t-elle affirmé.

Manas koos Daniel est un auteur engagé, passionné par les récits qui explorent l’âme humaine et révèlent les profondeurs spirituels et culturelles de l’Afrique. Nourri par les traditions orales , son écriture est un hommage à la mémoire collective et à la richesse des savoirs ancestraux. A travers ses œuvres, il cherche à tisser des ponts entre les générations, à susciter une réflexion sur l’identité, la nature et les liens invisibles qui unissent l' homme à son environnement. 

Divine Mbala