Le taux de participation aux épreuves préliminaires de l’Examen d’État connaît une baisse significative dans la sous-division de l’éducation de Njiapanda, dans le territoire de Lubero, au Nord-Kivu. Le constat a été établi par la société civile du secteur des Bapere à l’issue d’une mission d’observation menée le lundi 4 mai dans les centres de passation de Njiapanda 1 et Njiapanda 2.
Selon les données recueillies sur place, seuls environ 200 élèves finalistes ont effectivement pris part à l’épreuve de dissertation, alors que ces mêmes centres enregistraient habituellement plus de 600 les années précédentes. Une diminution jugée préoccupante par les acteurs locaux de la société civile.
Le président de la société civile du secteur des Bapere, Kakule Kagheni Samuel, justifie principalement cette baisse par la persistance de l’insécurité dans la région depuis le début de l’année scolaire 2025-2026. Il affirme, d’après ses observations, que plusieurs familles ont été contraintes de limiter les déplacements de leurs enfants, tandis que d’autres ont carrément interrompu la scolarité.
« Nous avons constaté sur terrain une participation très faible par rapport aux années antérieures. Cela s’explique en grande partie par la situation sécuritaire qui a longtemps perturbé les activités scolaires dans plusieurs zones », a-t-il expliqué, tout en soulignant que certains élèves n’ont pas pu atteindre les centres d’examen en raison des contraintes liées aux déplacements.
Toutefois, Kakule Kagheni Samuel note une amélioration progressive de la situation sécuritaire dans la zone. À cet effet, il lance un appel aux parents pour une mobilisation accrue en faveur de la scolarisation des enfants lors de la prochaine rentrée.
« La situation semble s’améliorer sur certains axes. Nous encourageons les parents à envoyer massivement les enfants à l’école afin de rattraper le retard et garantir leur avenir », a-t-il ajouté.
La société civile des Bapere appelle ainsi les autorités éducatives et sécuritaires à renforcer les efforts de stabilisation afin de permettre un retour durable à la normale dans le secteur de l’éducation à Njiapanda et dans l’ensemble du territoire de Lubero.