Lubero : colère après le meurtre de deux civils tués par des miliciens wazalendo à Kimbulu

Photo d'illustration
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Une journée sans taxi-moto est observée depuis ce mardi 5 mai dans la commune rurale de Lubero, chef-lieu du territoire de Lubero, au Nord-Kivu. Cette action fait suite à un appel lancé par la société civile locale pour protester contre le meurtre de deux civils, un conducteur de taxi-moto et sa passagère, tués par des miliciens wazalendo à Kimbulu, à environ 27 kilomètres de la ville de Butembo.

À travers cette journée sans taxi-moto, la société civile exige également le départ de l’administrateur militaire du territoire de Lubero, le lieutenant-colonel Kiwewa Mitela Alain, pour incapacité présumée à assurer la sécurité de la population. Elle sollicite par ailleurs une rencontre avec le gouverneur militaire du Nord-Kivu, le général-major Kakule Somo Evariste, afin d’examiner les voies et moyens de mettre fin à la dégradation de la situation sécuritaire attribuée aux miliciens wazalendo dans cette partie du territoire de Lubero.

La société civile demande également à l’auditorat militaire de garnison de Butembo d’ouvrir des enquêtes sur ce double meurtre et de juger publiquement les auteurs présumés afin que les familles des victimes obtiennent réparation. Elle estime en outre que les miliciens wazalendo ne devraient pas se trouver au sein des communautés civiles, mais plutôt sur les lignes de front.

Pour rappel, les activités socioéconomiques étaient déjà restées paralysées hier lundi 4 mai dans la commune de Lubero, à la suite de la découverte des corps du taximan moto Kakule Saanane Love et de sa passagère Katungu Sivahikya Espérance à Kimbulu, dans un camp des miliciens wazalendo. Cette situation a été marquée par des foyers de tensions, des tirs et l’érection de barricades entravant la circulation sur les principales artères de la commune.

Josué Mutanava, à Goma