Ituri : épreuves hors-session de l’Examen d’État 2026 sous tension sécuritaire

Les élèves dans une salle de classe
Illustration. Les élèves dans une salle de classe/Ph. droits tiers

Les épreuves hors-session de l’Examen d’État 2026 ont été officiellement lancées ce lundi à l’Institut Ujio wa Heri Grand Collège de Bunia, en présence des autorités politico-administratives et du secteur éducatif. L’événement intervient dans un contexte où la province de l’Ituri continue de faire face à des défis sécuritaires dans plusieurs territoires.

Selon le secrétaire exécutif du gouvernement provincial, Ngadjole Lonema Amooti, 31 160 candidats participent à ces épreuves sur l’ensemble de la province. Il a salué les progrès réalisés en matière de scolarisation des jeunes filles, estimée à 55 %, parlant d’une avancée significative.

« Nous enregistrons des progrès encourageants, notamment avec la montée du taux de scolarisation des jeunes filles. L’Ituri devient progressivement un exemple en matière d’inclusion éducative », a déclaré Ngadjole Lonema Amooti.

La tenue de ces épreuves intervient alors que plusieurs territoires de la province, notamment Mambasa, Djugu et Irumu, restent affectés par les activités de groupes armés tels que CODECO, CRP et ADF.

Malgré ce contexte, les autorités provinciales assurent que des dispositions sont prises pour garantir le bon déroulement des épreuves et la sécurité des candidats.

« Malgré la situation sécuritaire dans certaines zones, nous restons engagés à garantir le droit à l’éducation pour tous les enfants de la province », a assuré un responsable du secteur éducatif.

Dans le territoire de Djugu, les casques bleus de la MONUSCO ont escorté 25 élèves finalistes depuis Gina jusqu’à Bunia afin de leur permettre de passer les épreuves en toute sécurité.

« Cette escorte vise à garantir la protection des élèves finalistes dans un contexte marqué par des violences récentes dans la zone de Gina », a expliqué une source éducative locale.

Cette opération fait suite à une demande des responsables de trois établissements secondaires de Gina, une localité récemment touchée par des affrontements armés. Les élèves poursuivront les épreuves jusqu’au 7 mai 2026 avant leur retour sous escorte vers leur milieu d’origine.

Dans ce contexte, l’organisation des examens apparaît comme un symbole de résilience, mais aussi comme un rappel des défis persistants liés à la sécurité et à la stabilité dans la région.

Freddy Upar, à Bunia