Le ministère de l’Environnement et du Développement durable, conjointement avec l’UNICEF, a organisé un atelier de validation du rapport de l’Analyse du paysage climatique pour les enfants (CLAC). Cet atelier, qui a réuni des représentants des ministères sectoriels, de la société civile ainsi que des jeunes, avait pour objectif de renforcer la résilience des enfants face aux effets du changement climatique.
Au cours des travaux, il a été révélé que les enfants sont les premières victimes des chocs climatiques tels que la pollution de l’air, des sols et de l’eau, une situation qui menace leur santé, leur éducation et leur sécurité. Selon le rapport, 56 millions d’enfants en RDC vivent dans des milieux exposés aux effets du changement climatique.
« Le changement climatique, la dégradation de l’environnement et les catastrophes naturelles constituent des menaces majeures pour la survie, le développement et la santé des enfants en RDC », a indiqué Aimé Mbuyi Kalombo, directeur du Développement durable au ministère de l’Environnement.
Pour sa part, le chef de la section WASH et Climat à l’UNICEF, Joachim Peeters, a souligné la nécessité d’intégrer la question du changement climatique dans tous les secteurs du pays.
« Le CLAC vise à fournir une compréhension approfondie des risques climatiques qui affectent les enfants et leurs communautés, ainsi que des capacités de réponse existantes. Au-delà des analyses, l’enjeu est de s’assurer que les conclusions et recommandations soient pertinentes, réalistes et applicables. Je souhaite que le CLAC devienne un outil stratégique d’aide à la décision, capable d’orienter les politiques publiques, la planification sectorielle et les investissements, en particulier dans les provinces les plus touchées », a-t-il déclaré.
À l’issue des assises, les participants ont adopté et validé le rapport de l’Analyse du paysage climatique pour les enfants (CLAC), visant à renforcer la lutte contre le dérèglement climatique.
Les recommandations portent notamment sur la mise en place d’un Conseil national sur le climat et l’environnement afin de mieux coordonner les actions liées au changement climatique à travers le territoire national ; l’instauration d’un mécanisme transparent de gestion des financements carbone orientés vers des investissements résilients en faveur des enfants ; ainsi que l’application effective des plans provinciaux de gestion des déchets dans les grandes villes exposées aux inondations et à la pollution.
La République démocratique du Congo (RDC) figure parmi les pays les plus vulnérables au monde face au changement climatique, occupant le 11e rang mondial. Le pays est confronté à des inondations, des vagues de chaleur intense, des sécheresses et une érosion accrue, qui menacent la sécurité alimentaire et l’agriculture de subsistance.
Grâce GUKA