Les affrontements persistants opposant les rebelles de l’AFC/M23, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et les wazalendo continuent de provoquer d’importants déplacements de populations dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu.
Selon des sources d’ACTUALITE.CD, au moins sept villages se sont vidés de leurs habitants depuis le 27 mars 2026, principalement dans les groupements d’Ufamandu 2 et de Nyamaboko 1. Il s’agit de Bitoyi, Bukumbi, Mutindi, Kirambo, Bunyabaiti, Kashindi et Bulinda, aujourd’hui presque entièrement abandonnés.
Fuyant les violences, des milliers de civils ont trouvé refuge dans le territoire voisin de Walikale, en particulier dans les groupements de Waloa Uroba et de Waloa Loanda, où ils vivent dans des conditions extrêmement précaires.
Dans ces zones d’accueil, les déplacés sont hébergés dans des structures improvisées, notamment des écoles et des églises. Mais les conditions de vie y sont jugées alarmantes.
D’autres habitants se sont réfugiés en brousse, sans assistance.
La société civile fait état d’un manque criant de nourriture, d’un accès très limité aux soins de santé et d’une insuffisance d’abris adéquats. Les enfants, les femmes, les personnes âgées et les malades figurent parmi les plus vulnérables.
De nouveaux mouvements de populations ont encore été enregistrés entre le 9 et le 10 avril, à la suite des combats à Tushunguti. Des habitants des groupements d’Ufamandu 1er (Nord-Kivu) et de Ziralo (Sud-Kivu) ont également afflué vers Waloa Loanda, accentuant la pression sur les communautés d’accueil.
Face à cette situation, les acteurs de la société civile lancent un appel urgent aux autorités et aux partenaires humanitaires afin d’apporter une assistance immédiate aux populations déplacées et de renforcer les mécanismes de protection des civils dans cette région durement affectée par les conflits armés.