À l’ère du numérique, les données personnelles occupent une place centrale dans la vie quotidienne. De plus en plus d’informations privées circulent, sont partagées ou exposées, souvent sans réelle maîtrise des citoyens sur leur utilisation. C’est dans ce contexte qu’a été présentée, lundi 20 avril, à Kinshasa, la deuxième édition de l’ouvrage La Protection des données à caractère personnel en République Démocratique du Congo.
L'ouvrage est signé par le Bâtonnier Coco Kayudi Misamu et Jean-François Henrotte. Il a officiellement été porté sur les fonts baptismaux par le Professeur Vincent Kangulumba, doyen de la Faculté de droit de l’Université de Kinshasa.
Composé de 509 pages réparties en quatre sections, le livre se veut une analyse approfondie des enjeux juridiques liés à la protection des données en RDC.
Prenant la parole, le Bâtonnier Coco Kayudi Misamu a souligné que les données personnelles structurent désormais une grande partie de la vie moderne et que leur diffusion, sous diverses formes, soulève directement la question du respect de la vie privée et de la sécurité des citoyens.
« Aujourd’hui, toute notre vie tourne en réalité autour des données, des informations que nous sommes en mesure de mettre à la disposition du public, d’une manière ou d’une autre, et cela touche à la vie privée des gens, des citoyens ; il est important de savoir comment tout cela est protégé », a-t-il indiqué.
Le co-auteur Jean-François Henrotte a, quant à lui, mis en avant l’évolution significative du cadre légal congolais depuis la première édition, marquée par l’adoption de nouvelles normes plus complètes en matière de numérique et de protection des données. « Ce qui différencie la première édition de la deuxième, c’est qu’il y avait une première loi embryonnaire, la loi de 2020 sur les télécommunications. Depuis, la RDC s’est dotée d’un Code du numérique, un Livre III qui règle de façon très extensive la question », fait-il savoir.
Dans ses notes de lecture, le Professeur Kodjo a salué la portée scientifique de l’ouvrage, rappelant que la valeur d’un livre s’apprécie notamment à travers trois dimensions essentielles : l’herméneutique, l’heuristique et la qualité de la composition.
Au-delà d’un simple ouvrage académique, cette publication se présente comme un outil de référence pour mieux comprendre les enjeux juridiques liés à la vie privée à l’ère digitale.
Cléopâtre Iluku