La Police nationale congolaise a lancé, ce mercredi à Lubumbashi, une série d’opérations ciblées de bouclage visant à lutter contre l’insécurité urbaine et à interpeller les auteurs présumés d’actes criminels.
Menées conjointement avec les forces armées, ces opérations ont permis l’interpellation de 59 personnes, dont deux femmes, au quartier Cité des jeunes, situé dans la commune de Kampemba, une zone identifiée par les services de sécurité comme particulièrement criminogène.
Selon le Major Charles Bin Lwamba, porte-parole de la police dans le Haut-Katanga, les personnes arrêtées sont soupçonnées d’implication dans divers actes de criminalité.
« Ces 59 présumés bandits dont deux femmes s’adonnent aux actes d’extorsion, agression physique et autres atteintes graves contre les femmes et les filles », a-t-il déclaré.
De son côté, le commissaire divisionnaire Blaise Kilimbalimba a indiqué que ces opérations s’inscrivent dans une stratégie plus large de sécurisation de la province. Il a annoncé leur intensification dans les prochains jours.
« Ces opérations vont se poursuivre sur toute l’étendue du Haut-Katanga avec comme objectif de restaurer l’autorité de l’État. Ceux qu’on a arrêtés aujourd’hui ne sont qu’un échantillon », a-t-il affirmé, évoquant également la volonté de neutraliser les réseaux de complicité liés à l’insécurité.
Les autorités sécuritaires entendent étendre ces bouclages à d’autres zones considérées comme sensibles dans la ville de Lubumbashi, chef-lieu de la province du Haut-Katanga.
Cette série d’opérations marque une nouvelle étape dans les efforts engagés pour contenir la criminalité et renforcer la présence de l’État dans les quartiers à forte insécurité.
José Mukendi