Kinshasa: "aucune femme ne devrait subir une telle violence dans un lieu de soins", condamne la députée Dollie Tshilombo

Dollie Tshilombo
Dollie Tshilombo, députée nationale élue de la Tshangu

Une vive indignation secoue l’opinion publique à Kinshasa après la diffusion d’une vidéo montrant un médecin en train d’agresser physiquement une femme venant d’accoucher. Sur ces images largement relayées sur les réseaux sociaux, on voit le praticien infliger plusieurs gifles à la patiente, nue et en état de vulnérabilité, tout en la menaçant verbalement pour l’obliger à s’allonger sur la table d’accouchement alors qu’elle saignait encore.

Face à ces faits jugés graves, la députée nationale Dollie Tshilombo est montée au créneau pour dénoncer un acte qu’elle qualifie d’inacceptable.

 « Je condamne avec la plus grande fermeté l’acte honteux, inhumain et profondément indigne infligé à cette femme, alors qu’elle aurait dû être protégée, soignée et respectée. Rien ne peut justifier qu’une patiente soit traitée avec une telle violence et une telle humiliation », a-t-elle déclaré.

L’élue insiste sur la gravité des faits, qui, selon elle, constituent une violation flagrante des droits fondamentaux et des principes éthiques du corps médical.

 « De tels agissements portent gravement atteinte à la dignité de la femme, aux droits humains les plus fondamentaux et à l’éthique du corps médical », a-t-elle ajouté, appelant à une réaction exemplaire des autorités compétentes.

Dans la foulée, la parlementaire a exigé des mesures rapides et rigoureuses contre l’auteur présumé de ces violences. 

« J’ai demandé que toute la lumière soit faite sur cette affaire et que l’auteur de ces faits soit sanctionné dans les plus brefs délais, avec toute la rigueur qu’impose la gravité de cette situation », a-t-elle martelé, précisant avoir pris contact avec l’établissement hospitalier concerné pour s’assurer de la prise en charge de la victime.

Parallèlement, l’organisation Sauvons la corporation médicale a annoncé le dépôt d’une plainte contre le médecin identifié comme David Balanganayi. L’ONG évoque un manquement grave à la déontologie médicale ainsi que des violences physiques sur une patiente.

Alors que l’indignation continue de grandir, cette affaire relance le débat sur le respect des droits des patients et les conditions de prise en charge dans certaines structures de santé. 

Pour la députée Dollie Tshilombo, une chose est claire : 

« Aucune femme ne devrait subir une telle violence dans un lieu de soins. Face à l’inacceptable, nous ne pouvons pas nous taire. La dignité humaine n’est pas négociable. »