Attaques des ADF à Mambasa : Bafwasende accueille plus de 7 000 déplacés 

Mambasa sur la carte du territoire de Lubero au Nord-Kivu
Mambasa sur la carte du territoire de Lubero au Nord-Kivu

La double attaque des ADF dans le territoire de Mambasa, en Ituri, a provoqué un déplacement massif des populations vers Bafwasende et Kisangani dans la Tshopo. Ce jeudi 19 mars, la société civile forces vives de Bafwasende a enregistré plus de 7 mille personnes en provenance de Badengaido et ses villages voisins. 

« Nous sommes à au moins 7 mille personnes qui entrent chez nous à Bafwasende : les enfants, les mamans et les vieillards », a dit Désiré Aliene, membre de la société civile forces vives de Bafwasende. 

Ces déplacés vivaient du commerce, des champs et de l'exploitation minière. Les villages Muchacha et Babesua se situent à une centaine de kilomètres de Bafwasende. Les populations qui y quittent se dirigent vers Kisangani, occupant certains villages sur ces tronçons. À Bafwasende, certains sont dans des familles d'acceuil. 

« Nous, société civile, sensibilisons la communauté. Dès qu'une personne, sans famille ou abris, se présente, qu'elle soit envoyée chez l'administrateur du territoire pour qu'on trouve une habitation. Moi, j'ai 9 familles chez moi dont une femme qui a perdu son enfant. On a brûlé son enfant dans la maison », dit Monsieur Aliene.

Jusqu'à présent, la peur se fait sentir à Bafwasende. Des combattants ADF cachés dans le territoire de Lubero au Nord-Kivu ont souvent manifesté l'intention de mener leurs activités à Bafwasende. Certaines incursions des présumés ADF ont été signalées en 2025. 

« Nous sommes ciblés. Il y a des messages comme ça : on va arriver à Bafwasende. Et quand il y a des spéculations, ça fait peur à la population », a dit Désiré Aliene. 

6 de 7 secteurs du territoire de Mambasa sont désormais touchés par l'activisme des ADF. Le 17 mars, L'Etat islamique a tué au moins 19 personnes à Babesua. 5 jours avant, les sites miniers de Muchacha Mavuvu ont été leurs cibles. Une dizaine de civils y avait été tuée. 

Gaston Mukendi, à Kisangani